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"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)
lundi 10 décembre 2012
dimanche 9 décembre 2012
La dette publique expliquée avec humour par nos amis belges !
En cinq ans, la dette publique de la Belgique a augmenté de 100 milliards d’euros, en partie du fait du sauvetage des banques. Des voix s’élèvent désormais pour réclamer un audit de cette dette. Objectif : distinguer les créances légitimes des autres. Et se demander s’il s’impose de rembourser les secondes.
L’opération devrait tenir tout à la fois de la fouille archéologique et de la dissection. A l’instar de ce qui s’observe déjà en France, en Espagne, en Grèce ou en Equateur, la Belgique compte désormais une kyrielle d’esprits déterminés à faire toute la lumière sur la dette publique : qui la détient ? A quelles conditions ? Et – question plus politique –, pour quelles raisons a-t-elle été contractée ? A la base de ce mouvement figurent le Centre d’éducation populaire André Genot (Cepag), les FGTB wallonne et bruxelloise ainsi que le Comité pour l’annulation de la dette du tiers-monde (Cadtm). Leur campagne (www.onveut- savoir.be) a été lancée à fin novembre et devrait durer entre 18 mois et 2 ans.
« L’objectif de cette campagne est double, indique Olivier Bonfond, économiste conseiller au Cepag et auteur de l’ouvrage Et si on arrêtait de payer ? (éd. Aden). D’abord, faire en sorte que la question de la dette ne soit plus un sujet tabou. Chaque année, la Belgique rembourse 31 milliards d’euros en capital et 12 milliards d’intérêts pour la dette (chiffres 2011) et ce point n’est jamais remis en question, comme s’il ne pouvait l’être. » Or la dette publique belge fédérale atteint aujourd’hui 346 milliards d’euros, soit 97 % du PIB (produit intérieur brut) et 382 milliards d’euros tous niveaux de pouvoir confondus (chiffres 2012). Elle est détenue à 97 % par de grandes institutions financières, banques et compagnies d’assurances. Et, pour moitié, elle appartient à des investisseurs étrangers.
Deuxième objectif : créer une plate-forme fédérale qui rassemble le plus d’acteurs sociaux possible autour de ce projet d’audit. « Culturellement, il est acquis que chacun doit rembourser ses dettes, par honnêteté. Mais il peut être légitime de ne pas les rembourser, détaille Olivier Bonfond, en rappelant que le droit international stipule que les droits humains sont supérieurs aux droits des créanciers. Par ailleurs, les dettes qui ont été contractées dans le cadre d’un abus de confiance, par un signataire incompétent, par pression ou encore dans un jeu de corruption, doivent être déclarées illégales et annulées. »
C’est d’ailleurs dans cet esprit que la commune de Schaerbeek, qui avait été appelée comme les autres à refinancer Dexia, via le Holding communal, en 2009, tente aujourd’hui, par une procédure en justice, de faire annuler cette recapitalisation. Idem pour Andenne, qui estime avoir été victime d’informations mensongères dans le cadre de cette opération. En France aussi, 57 collectivités locales, qui ont perdu d’importantes sommes d’argent du fait des produits toxiques que leur avaient vendus certaines institutions financières, déposent désormais des recours en justice pour ne pas devoir les rembourser. « En Belgique, la plus grande partie de l’endettement public respecte le droit, avance Olivier Bonfond. Nous pensons plutôt, dans le cadre de l’audit, détecter des dettes illégitimes. » C’est-à-dire créées sans servir l’intérêt général, ou sans le consentement de la population ou de ses représentants, ou alors que prêteurs ou débiteurs savaient que l’intérêt général ne serait pas servi.
Estimant que tel était le cas, le CADTM, Attac Bruxelles et Attac Liège ont introduit un recours en annulation devant le Conseil d’Etat sur la garantie de 54 milliards d’euros accordée par l’Etat, en octobre 2011, pour le sauvetage de Dexia. Le Conseil d’Etat ne s’est pas encore prononcé sur ce dossier.
Le sauvetage des banques belges, en 2008, avait été décidé dans l’urgence par le gouvernement en affaires courantes, sans l’aval du Parlement. Or, selon la Constitution, les matières budgétaires relèvent de la compétence du pouvoir législatif. A l’heure actuelle, ce sauvetage a augmenté la dette publique de quelque 35 milliards d’euros, l’équivalent de quelque 10 % du PIB. L’opération a, parallèlement, rapporté 8,4 milliards d’euros au budget de l’Etat.
Les citoyens s’en chargent
L’audit de la dette, porté à bout de bras par les FGTB wallonne et bruxelloise, le Cepag et le CADTM devrait être réalisé par des citoyens, épaulés par des organisations et des experts. Les données chiffrées sont disponibles. Encore faut-il pouvoir les interpréter correctement.
L’exercice ne devrait pas se limiter au niveau fédéral mais se généraliser aux Régions, Communautés, provinces et communes. A Verviers, par exemple, le processus de création d’un collectif pour un audit citoyen de la ville est lancé.
Que se passera-t-il, une fois l’audit conclu ? Dans le chef des initiateurs du projet, la plate-forme fédérale fera pression sur les responsables politiques pour qu’ils cessent de rembourser la part de la dette jugée illégitime. Illusoire ? Le directeur de l’Agence de la dette, Jean Deboutte, n’a pas souhaité réagir à ce sujet. Pas plus que Luc Coene, patron de la BNB. Tous deux savent qu’un Etat souverain peut toujours cesser de rembourser ses créanciers. Mais qu’il perd alors instantanément la confiance des marchés financiers.
« Peu importe », rétorquent les partisans de l’audit, pour qui il existe d’autres moyens de trouver de l’argent. Pendant une petite dizaine d’années, l’Argentine, qui affiche un taux de croissance moyen de quelque 8 %, n’a plus eu recours aux marchés pour se financer. Elle avait suspendu le remboursement de sa dette en 2001.
Eric Toussaint
www.cadtm.org, 345 Avenue de l'Observatoire 4000 Liège Belgique
L'association "Droit Au Logement" en action.
Conférence contre la pauvreté, 10 et 11 décembre:
Assez de miettes, respectez nos droits !
Rassemblement lundi 10 décembre
à partir de 17h - PLACE IÉNA
Métro Iéna – ligne 9 :
Jamais notre pays n’a été aussi riche et les nantis aussi nantis, comme en témoigne la hausse ces dernières décennies du nombre de millionnaires ou de la vente de produits et de véhicules de luxe …
Et nous, nous sommes de plus en plus pauvres, hommes et femmes, jeunes et vieux, nous sommes de plus en plus nombreux, délaissés, réprimés, bafoués dans nos droits, stigmatisés …
Le gouvernement organise une « grande messe » au CESE (Conseil économique social et environnemental) afin de planifier pour les 5 prochaines années son action contre la pauvreté … et nous sommes très inquiets quant aux résultats de cette conférence.
Nous demandons une redistribution immédiate, équitable et urgente des richesses, pour financer des mesures efficaces, afin que nos droits soient respectés :
Nous voulons vivre dignement, c'est à dire avoir un emploi décent, un revenu adéquat, un logement stable, l’accès aux soins, à l’éducation, aux transports, à l’énergie, à des papiers, pouvoir élever nos enfants, vivre en famille et non survivre au jour le jour.
“le changement c'est maintenant” mais l'urgence c'est tout de suite !
Nous, associations, syndicats, réseaux, collectifs de chômeurs, de mal logés, de sans logis, de sans papiers, de sans soins, de sans chauffage, de “sans”, de pauvres … appelons à nous rassembler pacifiquement, en lien avec celles et ceux qui exigent le respect de nos droits élémentaires, lundi 10 Décembre, à partir de 17h, place Iéna (Paris 16e ).
Premiers signataires : AC!, APEIS, DAL, Droits Devant!, Euro-marches, MNCP, Fondation Copernic, AITEC, Union syndicale solidaire, Collectif pour un pôle public financier , Plate forme logement des mouvements sociaux, SAF, CNAFAL, CAL, ...
Avec le soutien de : Alternatifs, la FASE, PG, …
1 Collectif pour un pôle public financier au service des Droits ! : CGTG IEDOM/AFD GUADELOUPE, SNB CFE/CGC IEDOM/AFD GUADELOUPE, CGTR IEDOM/AFD REUNION, SNB IEDOM/AFD MARTINIQUE, CGT MA IEDOM MAYOTTE, SNUCLIAS-FSU, CREDIT FONCIER : CFTC, CFE/CGC, SU/SNA, et CFDT (sous délégation SPUCE), CAISSES D’EPARGNE (COLLECTIF NATIONAL CGT CAISSES D’EPARGNE, SNP FO), SNUP- CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS – FSU, CGT GROUPE CAISSE DES DEPOTS ET CONSIGNATIONS, CGT BANQUE DE FRANCE, CGT AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT, SPUCE CFDT (PARIS- ILE DE FRANCE : BANQUE DE FRANCE, CAISSES D’EPARGNE, CREDIT FONCIER, AGENCE FRANCAISE DE DEVELOPPEMENT), INDECOSA CGT, UNION SYNDICALE SOLIDAIRES, FEDERATION CGT FINANCES, FEDERATION CGT BANQUE ET ASSURANCE, FEDERATION SUD PTT, UNION FEDERALE DES RETRAITES CGT DE LA BANQUE ET DE L’ASSURANCEAFVS (Association des familles victimes du saturnisme), AITEC (Association internationale des techniciens et chercheurs), ATTAC FRANCE, FONDATION COPERNIC, MARCHES EUROPEENNES, DAL (Droit au Logement), CONVERGENCES POUR LES SERVICES PUBLICS, COORDINATION NATIONALE DE DEFENSE DES HOPITAUX ET DES MATERNITES DE PROXIMITE, RESISTANCE SOCIALE.
Signez la pétition mobilisation ou réquisition de 100000 logements tous de suite !et signalez des adresses de logements et d’immeubles vides :Droit au logement : http://www.droitaulogement.org/
samedi 8 décembre 2012
Une première conférence-débat réussie !
Hier soir, moins de deux mois après sa création, le PG/La Pointe s'est lancé dans une grande première : l'organisation d'une conférence-débat ! Une véritable gageure pour une formation nouvelle dans le paysage politique local, surtout en dehors de tout contexte électoral et dans un local situé non pas dans la ville de Givet mais dans le gros bourg de Vireux-Molhain. Une gageure d'autant plus difficile que le thème choisi, à savoir "compétitivité et désindustrialisation", était plutôt ardu. Pourtant, Christian Celdran, le conférencier membre du PG 08 et du conseil scientifique d'ATTAC, ne s'est pas retrouvé devant des chaises vides puisqu'une grosse vingtaine de personnes, parmi lesquelles on pouvait remarquer la crème de l'écologie locale avec laquelle j'ai toujours grand plaisir à dialoguer, avaient fait le déplacement pour l'écouter. Bien leur en a pris puisque cela leur a permis de profiter sur ce thème ô combien d'actualité d'un exposé clair, précis et visiblement bien maîtrisé qui a duré environ 45 minutes. Puis, une discussion particulièrement animée et sans langue de bois a suivi, pendant près d'une heure et demie, sur le thème de la conférence bien sûr, mais aussi sur bien d'autres. Bref, une belle soirée politique, un succès qui a montré qu'il y a une véritable attente de débats locaux, qui conforte le PG/La Pointe dans sa volonté d'organiser de telles soirées à raison d'une tous les six mois...
Laurent Bouvier
vendredi 7 décembre 2012
Impossible pour l'Union Européenne de s'entendre !
"Alors que le budget 2013 de l’Union est infime (138
milliards d’euros, soit 1,26 % du PIB européen), rien ne va plus ! Les
désaccords font la une des journaux. Il n’y a même pas eu d’accord sur de
grands travaux européens qui auraient pu être une petite bouffée d’oxygène à
court terme. Soyons clairs cependant, cette bouffée d’oxygène n’aurait été que
de courte durée vu qu’en période de crise intense due à la crise de
profitabilité du capital, ces nouveaux débouchés ne seraient acquis qu’au prix
d’un endettement encore plus grand et donc inacceptable pour l’oligarchie
capitaliste. De Sarkozy-Merkel à Hollande-Merkel, c’est la continuité qui prévaut. Mais il y
a pire encore. Nos amis socialistes vivent sur un manque de sincérité et sur
une illusion. Le manque de sincérité provient du fait qu’ils ne disent pas
qu’ils acceptent l’abdication de la démocratie au profit d’une autorité
extérieure (selon les mots de Pierre Mendès-France en fin de son intervention
le 18 janvier 1957 à l’Assemblée nationale lorsqu’il s’opposa au traité de
Rome). L’illusion est celle de pouvoir convaincre les pays nordiques et de la Mitteleuropa
(Allemagne et Autriche) de financer le fédéralisme économique ouvertement
anti-démocratique et imposant la loi du capital aux couches populaires et
couches moyennes intermédiaires.
Michel Zerbato a montré dans ce journal pourquoi ces pays ne paieront pas à la
hauteur nécessaire ni aujourd’hui ni demain. D’abord parce que les intérêts des
uns et des autres vont devenir de plus en plus divergents (différence des
indices conjoncturels de fécondité, inégalités sociales exorbitantes en
Allemagne, géopolitique allemande, baisse du taux de profit dans l’économie
réelle, etc.), ensuite car les lois du capitalisme sont plus fortes que la
raison humaine, et enfin parce qu’ils ne mobiliseront de l’argent, dans le
cadre de la crise de la dette, que pour défendre les intérêts privés de leurs
banques et de leurs multinationales. En bons ordolibéraux, les pays nordiques et la Mitteleuropa estiment
que la compétitivité des entreprises et donc la balance commerciale doit rester
du domaine des États selon le dogme de la non-interdépendance entre États dans
ce domaine-là. Dans ce dogme ordolibéral, les excédents de l’Allemagne ne sont
pas liés aux déficits des autres pays. Dit autrement, on essaye de nous
persuader que les efforts austéritaires des différents pays s’ajoutent les uns
aux autres. Malheureusement, cela n’est vrai que dans l’ethos luthérien de la
souffrance nécessaire des uns et des autres. C’est à ce prix que l’Allemagne
croit pouvoir garder ses excédents commerciaux. Il est en fait étonnant que les
successeurs de Giscard d’Estaing et de Jacques Delors restent dans l’illusion
de faire « bouger » l’Allemagne !
En fait, la seule sortie réaliste de la crise est bel et bien de préparer par
un gigantesque effort la bataille centrale pour une nouvelle hégémonie
culturelle préfigurant un nouveau modèle culturel, économique, politique et
social. Le rapport des forces politique que nous avons en France et même en
Europe (sauf peut-être en Grèce avec Syriza) ne nous permet pas d’entrevoir une
issue politique à court terme. Nos ordolibéraux de droite et de gauche nous
emmènent vers le désastre sans qu’une force politique soit sur-le-champ en
mesure de « renverser la table » et d’en mettre une autre à la place. Voilà pourquoi la bataille pour une éducation populaire en
direction des couches populaires et des couches moyennes intermédiaires doit
devenir la priorité."
(Chronique d'Evariste, ReSPUBLICA n° 701, 07 décembre 2012)
jeudi 6 décembre 2012
Aubrives : bien peu de décisions, mais beaucoup de mépris
Samedi dernier, à 10h00, s’est tenue une réunion du conseil municipal qui sera très certainement la dernière de l’année. A son ordre du jour figuraient dix-neuf points, dont la plupart relevaient de la simple gestion courante, et pour les traiter pas moins de neuf conseillers municipaux avaient fait le déplacement. Un record que l’on n’avait pas vu autour de la table des délibérations depuis longtemps ! Mais, si les élus étaient venus en nombre, les habitants de la commune n’étaient pas en reste, loin de là, puisqu’ils étaient onze à assister à la séance, avec une répartition à l’intérieur de la salle qui en disait plus long que bien des discours. Après les habituelles élucubrations agressives, à n’en pas douter longuement préparées, non pas d’Antoine mais de Monsieur Hassani, l’adjoint aux fêtes dont je me demande toujours ce que lui a refusé Dame Nature pour qu’il ne sache pas se comporter d’une façon normale en public, la séance a pu commencer. Que faut-il retenir de cette séance dont vous trouverez l'enregistrement intégral ci-dessous ?
Sur le fond, que très peu de décisions importantes ont été prises, ce qui témoigne d’une vie municipale en train de se rétrécir comme une peau de chagrin ! Parmi elles, il me semble que la principale a été l’autorisation donnée au maire de signer l’acte authentique de vente d’une parcelle de 27.797 m2 située au lieu-dit La Sapinière à Bouygues Immobilier afin que cette entreprise y construise, non pas 20 logements pour des agents EDF comme on a pu le lire à plusieurs reprises dans la presse, mais 40 logements. Un chiffre qui m’a amené à demander (14min14’’ à 18min55’’) si ce doublement avait été réalisé en concertation avec les autres communes de la Pointe concernées par le programme de construction de 118 logements que prévoit la centrale de Chooz. Apparemment, ce n’est pas le cas, ce qui présage, soit d’un retour de bâton des communes que nous auront lésées parmi lesquelles figurent tout de même Givet et Vireux-Wallerand, soit d’une affectation des 20 logements supplémentaires à d’autres locataires.
Les autres mesures notables ont été le choix d’un chauffage par géothermie (22min20’’ à 24min40’’) pour la salle polyvalente à vocation sportive et culturelle actuellement en construction, dont l’installation coûtera 169.578,69 € (subventionnée de façon certaine à hauteur de 47.108,40 € par l’ADEME et de façon encore hypothétique à hauteur de 11.777,10 €) et dont le fonctionnement annuel, loin d’être gratuit comme certains ne cessent de le clamer dans le village, s’élèvera à environ 4.700 euros au prix actuel de l’électricité ; la délégation donnée à l’association la Bistaille pour qu’elle soit maître d’ouvrage délégué dans l’opération bienvenue de réhabilitation de l’ancienne décharge située route de Hierges ; l’acquisition pour 700 € d’une petite parcelle positionnée en bordure d’une des entrées du village ; l’élection d’un nouveau membre au sein du CCAS pour remplacer une conseillère municipale démissionnaire (43min40’’ à 47min 41’’) qui a vu la victoire du candidat souhaité par la mairie, l’adjoint Christian Delpouve pourtant maintenant domicilié loin de la commune, contre Modeste Miscoria qui avait pour lui d’habiter dans le village et de bien connaître une partie de ses habitants.
Sur la forme, cette séance a été l’occasion de constater que Monsieur Hassani, à défaut de savoir développer une argumentation cohérente, est atteint de spasmes récurrents lorsque la fébrilité le gagne. Surtout, elle a permis de se rendre compte que notre bon maire, le brave Gilbert Leclercq, est tellement imbu de sa personne qu’il ne respecte rien, ni personne. Ainsi cet apprenti dictateur, à qui je ne regrette pas d’avoir fait un rappel à la loi (1min09’’ à 2min10’’) au début de la séance, y est-il allé de sa critique contre la presse locale, contre Claude Wallendorff et Bernard Dekens ainsi que contre les membres de sa propre majorité municipale en leur reprochant, respectivement, de n’avoir aucun intérêt (14min39’’ à 15min11’’), de ne pas savoir monter des dossiers qui tiennent un tant soit peu la route (18min12’’ à 18min40’’) et de ne pas lire les documents préparatoires aux séances du conseil municipal (23min38’’ à 24min05’’). Rien que cela ! Puis, pour ne pas déroger à une tradition maintenant bien établie, il a encore perdu le contrôle de ses nerfs à la toute fin de la séance, ce qui a valu au public d’assister à un échange (1h12min25’’ à 1h13min10’’) dont, à nouveau, il n’est pas sorti grandi...
Laurent Bouvier
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