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"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

jeudi 8 novembre 2012

14 novembre : les 8 commandements pour une grève citoyenne réussie !


Austérité chérie !


Parce qu'il a toujours été plus facile de prendre un euro à un pauvre que dix centimes à un riche,
Parce que le brave peuple s'extasie devant la vie fabuleuse des rois et des reines d'aujourd'hui,
Puisqu'il ne sait faire que pleurnicher et courber l'échine, aboyer sans mordre, voter pour des dirigeants conservateurs de droite ou de gauche, alors messieurs nos Seigneurs...
SAIGNEZ le sans pitié, augmentez la TVA, diminuez les salaires, augmentez le temps de travail,  l'âge de la retraite, supprimez la sécurité sociale,
TONDEZ le, puisque plus vous augmentez les impôts, plus les petites gens n'ont de cesse de travailler plus pour s'en acquitter.

Messieurs nos "Maîtres", oubliez votre train de vie luxueux, vos caprices dispendieux et blâmez le peuple pour son inconséquence à vouloir vivre debout ! "Les riches sont fait pour être très riches et les pauvres très pauvres" disait De Funés dans la folie des grandeurs, alors...
Pourquoi le conseil général se priverait-il de subventionner le club de foot de Sedan à hauteur de 1 million d'euros par an, ne dépenserait-il pas 800.000 euros pour placer Woinic en pleine campagne,  plutôt que de maintenir la gratuité du ramassage scolaire pour les lycéens ?
Pourquoi la communauté de commune Ardenne Rives de Meuse se priverait-elle de fixer le montant de son budget Fêtes et cérémonie à 219.700 euros, d'acheter un bateau-restaurant de 500.000 euros ou une chasse privée près du château du Ridoux,  plutôt que de rétablir le ramassage des ordures ménagères à deux passages hebdomadaires ?

Pourquoi faire rentrer Revin dans le sein des seins, plutôt que de reverser plus d'un million d'euros à l'Etat car elle fait partie des communautés les plus riches par habitants grâce à  la centrale de Chooz, plutôt que financer des gouffres financiers touristiques tel Terr'Altitude ou des piscines tous les 10 km car tel est le bon vouloir de nos " bons Suzerains" ?

Et comme disait si bien  Marie-Antoinette , cette "pauvre victime" des révolutionnaires sanguinaires : "S'ils n'ont point de pain, qu'ils mangent de la brioche..."Alors pour que rien ne bouge et que vous puissiez toujours admirer ce monde merveilleux qui prive vos enfants d'un avenir digne des hommes qui marchent debout, continuez à ramper, marchez à quatre pattes et surtout NE VOTEZ PAS FRONT DE GAUCHE !!!!

Cartiaux Michel

mercredi 7 novembre 2012

Le chiffre du jour !


77.560,38 ! C’est le montant en euros, avec les centimes pour être plus précis, de l’excédent dégagé par le centre hospitalier de Fumay pour l’exercice 2011 tel qu’il figure dans le compte administratif officiel présenté récemment aux membres du conseil de surveillance de cet établissement. Que faut-il penser de ce chiffre ? Pour le PG/La Pointe, trois choses ! D’abord, qu’il est bon, très bon même, puisqu’il est positif alors qu’environ 70 % des hôpitaux publics français connaissent un déficit, qui se chiffre souvent en millions d’euros comme c’est hélas le cas à l’hôpital Manchester de Charleville-Mézières et au GHSA dont les activités sont réparties entre les sites de Rethel et de Vouziers. Ensuite, qu’il démontre qu’un hôpital de proximité est tout à fait viable financièrement dans la Pointe, où il répond non seulement à un véritable besoin mais aussi à une demande forte des habitants, pour peu qu’il soit géré avec rigueur et ne cherche pas à jouer dans la cour des grands. 

Enfin et surtout qu’il est aux antipodes du déficit prévisionnel de 200.000 euros annoncé en octobre 2011 par Jean-Christophe Phelep, le directeur du centre hospitalier, pour justifier par anticipation la suppression de 6 postes, dont 4 aux urgences qui ont été contraintes pour s’adapter à cette compression du personnel de mettre en place une nouveau mode de fonctionnement qui ne répond pas aux attentes de la population. Dans ces conditions, le PG/La Pointe estime inacceptable la réduction des effectifs imposée au centre hospitalier de Fumay depuis le début de l’année et demande avec la plus grande vigueur que les urgences soient à nouveau dotées de moyens suffisants afin qu’elles puissent rendre pleinement aux patients en puissance que nous sommes tous le service auquel nous avons droit... 

Laurent Bouvier


mardi 6 novembre 2012

Tirez sur l'artiste !


La célèbre agence de notation Standard and Poors vient d'être condamnée en Australie pour avoir bien noté des produits financiers toxiques. C'est ainsi que treize municipalités ont perçu  des dommages et interets, grace à l'action des tribunaux.

Les surprises viennent parfois de là où on ne s'y attend pas. Alors que le monde bien pensant parle hypocritement de régulation des marchés, l'Australie, elle, agit ! Tout comme l'Islande qui avait refusé de payer les dettes des banques, c'est encore un pays sans grade qui nous montre la voix de la raison. Et pendant qu'Hollande prépare la France à serrer la ceinture au peuple qui se lève tôt pour enrichir les  actionnaires parasites, pendant que Moscovici, pitoyable, annonce que les agences  de notations "laisseront le temps" à la France de les convaincre de sa soumission, aux antipodes du "socialisme" à la française, il existe un pays qui agit contre le capitalisme sauvage ! L'Australie est loin d'être socialiste mais c'est certainement mieux que d'être socialiste de loin !
Pour en revenir à notre histoire, Standart and Poors a atteint le sublime quand pour sa défense elle a comparé son activité à un ART et non pas à une science. Alors plus d'hésitations, TIREZ SUR L'ARTISTE !

                                -Cartiaux Michel-

dimanche 4 novembre 2012

Rassemblement pour la réhabilitation des fusillés pour l’exemple


Dès la fin de la première guerre mondiale, plusieurs organisations nationales, au premier rang desquelles figuraient la Ligue des Droits de l’Homme et la Libre Pensée, ont engagé un opiniâtre combat pour la réhabilitation collective des 650 fusillés pour l’exemple. Qui sont-ils ? Des soldats français, souvent choisis au hasard,  que des tribunaux militaires implacables où régnait l’arbitraire ont condamné à être passés par les armes au prétexte de maintenir le moral des troupes et d’étouffer dans l’œuf toute velléité de fraternisation avec les combattants de l’autre camp. Un fait longtemps nié mais désormais bien connu puisqu’il a servi de sujet à plusieurs livres et films à succès comme Les sentiers de la gloire, Blanche Maupas ou encore Un long dimanche de fiançailles…

Cette pratique n’a pas été l’apanage de l’armée française ! Mais, alors que les fusillés pour l’exemple britanniques ont été réhabilités dans le cadre d’une loi et qu’un mémorial leur a été consacré, que ceux du Canada ont été honorés et que ceux de Nouvelle Zélande ont été innocentés de toute faute, les malheureux fusillés pour l’exemple français n’ont toujours pas été officiellement reconnus comme étant des victimes. Certes, 13 conseils généraux (dont celui de Corrèze sous la présidence de François Hollande), les conseils régionaux de Corse, du Limousin et tout récemment de Champagne-Ardenne, ainsi que de nombreux conseils municipaux comme ceux de Charleville-Mézières et de Nouzonville ont adopté des vœux réclamant une loi de réhabilitation collective. Mais cette loi qui pourrait seule effacer cette tâche honteuse qui salit notre mémoire collective se fait désespérément attendre.


C’est pourquoi depuis de nombreuses années sont programmées le 11 novembre un peu partout à travers le pays des dizaines d’initiatives, dont plus de 50 rassemblements, la plupart du temps à l’initiative de la Libre Pensée et de la Ligue des Droits de l’Homme. Pour la première fois, l’un d’entre eux se tiendra cette année dans les Ardennes. Ce sera symboliquement à Revin, près de l’espace Jean Vilar, devant le buste de Jean Jaurès qui a payé de sa vie son opposition à cette guerre, à 15 heures. Un évènement à ne pas manquer pour tous ceux qui sont attachés à la réparation de la profonde injustice qui a été commise envers 650 innocents ! Un évènement auquel participera le PG/La Pointe qui espère vivement que la réhabilitation collective des fusillés pour l’exemple aura lieu avant la commémoration du centenaire du déclenchement de celle que l’on  croyait alors être "la der des der"...

Laurent Bouvier

samedi 3 novembre 2012

KME : un fleuron industriel en grand danger !


Implantée le long de la Houille à Flohimont, un petit village rattaché administrativement à la commune de Fromelennes, l’usine KME est incontestablement un monument de l’industrie de la Pointe. Par son ancienneté d’abord puisqu’elle est la descendante lointaine d’un moulin à blé converti en 1817 en laminoir avant que les frères Estivant, des industriels givetois, ne le rachète en 1841 et le spécialise dans la fabrication d’objets divers en cuivre. Mais aussi par ses dimensions puisque sur le site de 50 hectares qu’elle occupe, dont 8 sont couverts, on trouve un bâtiment de tuberie industriel d’une longueur de 650 mètres, une cheminée d’une hauteur de 82 mètres et un château d'eau d'une capacité de 500 mètres-cube. Sans oublier par son poids économique puisque, même si elle ne joue plus dans la même catégorie que la centrale de Chooz, elle emploie encore 290 salariés, ce qui en fait de loin le premier employeur privé du canton.

Un établissement remarquable donc à tous points de vue, ce qui n’a pas empêché son dernier propriétaire français, l’entreprise pourtant nationalisée Péchiney, de le céder en 1987 à l’italien SMI qui est devenu en 1995, grâce à sa fusion avec un groupe allemand, le 1er transformateur mondial de cuivre. De quoi lui offrir de belles perspectives d’avenir, disait-on à l’époque ! Hélas, la réalité a été bien différente puisque l’entreprise, désormais spécialisée dans la fabrication de tubes industriels, pour la climatisation et la réfrigération, de tubes sanitaires pour le bâtiment et de billettes pour sa propre consommation mais aussi pour celle des usines de Niederbrück en Alsace et de Kirley en Angleterre, a connu de très sérieuses difficultés en 2002 et en 2005 qui l’ont contraint à procéder à plusieurs vagues de licenciements. Toutefois, cette mauvaise passe a été utilisée pour mettre en place un nouveau mode de management basé non plus sur le "directif" mais sur le "participatif ". 

Une originalité efficace qui a permis à l’usine d’être considérée par ses propriétaires comme un site d’avenir. Ils y ont donc investi plus de 5 millions d’euros entre 2006 et 2008 en y implantant notamment, respect des normes environnementales oblige, un nouveau dépoussiéreur et un système de filtration de l’eau de refroidissement chargée en noir de carbone. Le début d’un nouvel âge d’or ? Hélas non puisque la crise économique a entraîné dès 2009 une baisse de la production d’environ 30 %, obligeant l’entreprise à recourir au chômage partiel. Puis, la situation ne s'améliorant pas, elle s'est efforcée de réduire ses coûts fixes en centralisant toute la production sur un seul atelier au lieu des 2 existants, avec au passage une grosse quarantaine de départs plus ou moins volontaires et de mesures d’âge pour la plupart très appréciées des salariés se trouvant à quelques années seulement de la retraite.

Des mesures visiblement insuffisantes étant donné que 12 suppressions d’emploi viennent d’être annoncées, essentiellement parmi le personnel administratif. D’après la direction, cette nouvelle diminution des effectifs se ferait encore sans licenciement sec. Soit ! Mais pour le PG/La Pointe, même si la méthode utilisée est humainement acceptable, elle n’en conduira pas moins à faire encore baisser l’emploi salarié dans la Pointe, qui n’avait pas besoin de ce mauvais coup après les fermetures récentes de la Sopal et du CEC et le choc provoqué par l’annonce de la fermeture programmée de l’usine Electrolux à Revin. D’ailleurs, les similitudes avec la descente aux enfers de ce dernier site (baisse continue et forte des effectifs sur le long terme, mise en place récente d’un plan pour se séparer des salariés les plus âgés, délocalisation du service des achats, affaiblissement de fonctions stratégiques comme le bureau d’étude à Electrolux et le laboratoire à KME) doivent amener toutes les parties prenantes à la plus grande vigilance sur l'avenir de l’usine dont la pérennité à long terme ne semble plus être aujourd’hui garantie...   

Laurent Bouvier