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"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

samedi 6 avril 2013

Givet : un beau réaménagement, hélas gâché par un sur-éclairage d'un autre temps !

En quelques années, l'entrée sud de Givet a été complètement métamorphosée ! En lieu et place du feu tricolore qui était la hantise des agents EDF s'adonnant aux déplacements pendulaires, de la grosse bâtisse abandonnée qui servait de squat à on ne sait qui, de la gendarmerie construite dans un style tout à fait inadapté à l'endroit et de la route rectiligne que devaient traverser à leurs risques et périls les serveurs des terrasses situées à proximité de la Meuse, on trouve désormais un giratoire qui fluidifie la circulation, des logements de qualité avec des loyers abordables, une grande place sans verrue architecturale mais avec des perspectives rouvertes et de vastes trottoirs qui éloignent certes les terrasses de la Meuse mais permettent une plus grande sécurité à la fois pour les consommateurs et les serveurs. Un changement radical dont il y a tout lieu de se réjouir, d'autant que d'un point de vue esthétique c'est une véritable réussite ! Pourtant, le PG/La Pointe se pose une question : pourquoi avoir truffé ce réaménagement de qualité de points d'éclairage tellement nombreux qu'ils confinent à l'indécence, surtout en cette période où notre société commence à s'imprégner de l'impératif d'aller vers davantage de sobriété énergétique ?

Laurent Bouvier  

       
(pour une meilleure visualisation des vues, vous pouvez agrandir les photos en faisant un clic gauche dessus)

jeudi 4 avril 2013

Givet : quel dommage de ne pas optimiser la bibliothèque municipale !

Depuis toujours, et surtout dans les petites villes, les bibliothèques municipales (BM) font ce qu’elles peuvent avec l’argent qu’on leur donne, le plus souvent sans que les usagers se plaignent. C’est le cas de celle de Givet, dont la directrice, Evelyne Devouge, vient de dresser un bilan dans l’Ardennais en date du 31 mars. Pourtant, son  interview m’a un peu laissé sur ma faim ! Elle y explique qu’elle achète des livres en deux exemplaires, que les vieux lecteurs partent et que les jeunes arrivent, que certains usagers lisent quinze livres par mois, d’autres dix, d’autres moins. On sait aussi par ailleurs que ce lieu de culture, situé dans un cadre superbe, abrite également des expositions itinérantes, réalise des mois thématiques, participe aux Journées du Patrimoine. Mais il y a de nombreuses autres choses que j’aimerais savoir ou qui m’intriguent.

Tout d’abord, le budget de la bibliothèque, publié par l’Observatoire de la lecture publique, montre que la BM de Givet a dépensé en 2009 pour ses acquisitions de documents 600 euros de moins que celle de Vouziers et autant que celle de Bogny-sur-Meuse. Quant aux dépenses de personnel, elles ont spectaculairement baissé en 2010. Dans ces conditions, on peut se demander si cet équipement est vraiment prioritaire pour la mairie et ce ne sont pas l’absence d’insatisfaction explicite et les contraintes budgétaires de plus en plus fortes qui sauraient justifier le manque d’ambition, d’autant que la lecture publique est une politique dotée d’un contenu social depuis sa mise en place en 1945 par un gouvernement issu de la Résistance. A Givet comme ailleurs, la médiathèque étant la seule structure culturelle quasiment gratuite et ouverte à tous les habitants de la commune, voire de la Pointe, il faudrait mettre en valeur ce service public, l’utiliser au maximum… et si on fait quelque chose, communiquer dessus, y compris sur internet.

Concernant le point essentiel, à savoir la fréquentation, les statistiques ministérielles donnent à l’échelle nationale en 2010, pour les bibliothèques de niveau 1 comme celle de Givet, un taux de lecteurs actifs (ayant emprunté au moins un document au cours de la dernière année) de 20 % sur l’ensemble de la population communale. A Givet, ce taux est bien inférieur puisque 350 personnes seulement fréquentent la salle de lecture sur l’année ! De là à dire que la médiathèque est sous-utilisée par les habitants, pour ne pas dire ignorée, il n’y a qu’un pas. Qu’en pense donc la directrice ? Et surtout qu’en pense Claude Wallendorff, qui pourrait d’ailleurs commencer par faire indiquer les horaires de la bibliothèque sur le site de la mairie ?

En 2011, les statistiques montrent que la bibliothèque a beaucoup désherbé : c’est évidemment nécessaire, mais, plutôt que de mettre les ouvrages au pilon, a-t-elle eu la bonne idée de les vendre pour un prix modique à la population lors d’une foire aux livres, ou de les céder à une association ? Il semblerait que non ! D’autre part, pour renouveler ses collections, d’ailleurs relativement importantes, la bibliothèque se contente-t-elle de prendre en compte la demande des lecteurs et/ou cherche-t-elle à l’infléchir ? Pour reprendre l’exemple donné par la bibliothécaire, les histoires de la collection Chair de Poule passionnent peut-être encore les adolescents, mais les éditions Bayard ont cessé de les publier en 2001, et il y a quand même eu du nouveau depuis lors en littérature jeunesse…

De même, cherche-t-on à séduire de nouveaux lecteurs au sein du public potentiel des Givetois ? Anticipe-t-on leurs besoins de façon à les attirer, puis à les conserver ? Les diplômés, les moins diplômés ? Et même les défavorisés ? Quant au public scolaire, dont parle la directrice, comment fait-on pour lui rendre la bibliothèque attractive ? Tire-t-on parti des sujets ardennais pour concevoir des expositions originales ? Avoir un fonds local, c’est bien, le mettre en valeur, c’est mieux ! J’imagine qu’on organise des matinées dédiées aux scolaires, primaires et maternelles. Mais avec quel contenu ? Organise-t-on des aides aux devoirs ? Des heures du conte pour les plus petits ? Quels sont les contacts avec la ludothèque récemment créée ?

Mais par-dessus tout, j’aimerais savoir si la médiathèque envisage d’aider les chômeurs à trouver un emploi. De nombreuses BM françaises et européennes essayent en ce moment de le faire, dans des villes moins touchées par la crise. Si ce n’est pas le cas, on pourrait donc créer un rayon emploi-concours-insertion professionnelle mis à jour en permanence, le faire connaître, assurer des formations au CV, à la lettre de motivation et aux outils informatiques. La bibliothèque pourrait même, comme l’a fait sa consoeur ardennaise de Signy-l’Abbaye, abriter dans ses locaux un service d’aide sociale avec lequel elle fonctionnerait en symbiose, en lieu de vie. C’est d’autant plus nécessaire qu’il n’existe pas de Pôle Emploi à Givet, où près du quart de la population est au chômage. A-t-on discuté de cette situation avec le maire ? Avec les responsables du centre l’Alliance ? Avec les gens du Point Multimédia ? Avec d’autres associations, notamment celles du Centre culturel où elle se trouve ?

La directrice met en avant ses liens avec la docte association Ardenne Wallonne : c’est parfait, mais ne pourrait-on lui demander, en échange des services que lui offre la bibliothèque, de mobiliser ses contacts belges ? En effet, pourquoi ne pas aller voir ce que l’on fait de l’autre côté de la frontière ? Il y a, à quelques lieues de Givet, des structures qui font des choses admirables avec peu d’argent. Je pense, entre autres, à la Bibliothèque Livre-Choix au sein du Foyer culturel de Doische, qui assure des animations imaginatives, telles que concours de nouvelles, défis-lectures, lectures de contes et comptines, relais-lecture dans les villages de l’entité, et bien d’autres choses encore. Le responsable est en attente de propositions françaises : a-t-on déjà pris contact avec lui ? Je sais bien qu’en France les structures administratives sont plus lourdes qu’en Belgique, et les tarifs différents. Mais je vois aussi que les réalisations transfrontalières ont le vent en poupe, notamment dans le Nord-Pas-de-Calais voisin ; que les partenariats permettent de faire plus avec moins d’argent ; et surtout, surtout, je sais que Givet a un besoin urgent d’actions socio-culturelles efficaces pour aider sa population, et qu’il n’y en aura jamais assez…
B.S.

mercredi 3 avril 2013

Affaire Cahuzac : le coup de gueule émouvant du socialiste de gauche Gérard Filoche !

Réaction aux aveux de Cahuzac

"Cahuzac a avoué. Ses aveux en appellent d’autres. Qui savait aussi et s’est tu ? Comment se fait-il que l’enquête initiale de Bercy n’ait pas permis de savoir ce que Mediapart et un juge ont su en quelques jours ? Le ministre Moscovici pouvait-il ne rien savoir ? Où s’arrête la chaine des mensonges ? 
Les ennemis de l’amnistie sociale pratiquaient donc l’amnistie de caste. Un monde de menteurs, de fuyards du fisc et de cyniques révèle son existence. Du balai !"
(communiqué de Jean-Luc Mélenchon)

 

mardi 2 avril 2013

Cahuzac, mis en examen, demande pardon à Hollande


L'ancien ministre du Budget Jérôme Cahuzac a été mis en examen mardi pour blanchiment de fraude fiscale après avoir reconnu qu'il avait détenu un compte à l'étranger, a déclaré mardi à l'AFP son avocat, Me Jean Veil. "Ce compte n'a pas été abondé depuis 2001 et l'essentiel de ses revenus provenait de son activité de chirurgien et accessoirement de son activité de consultant", a déclaré l'avocat.

Sur son blog, l'ancien ministre, qui s'est dit "dévasté par le remords", a reconnu avoir détenu un compte bancaire à l'étranger depuis une vingtaine d'années et ordonné que les 600.000 euros déposés sur ce compte soient rapatriés sur son compte à Paris. Le compte ouvert en Suisse "a été transféré à Singapour en 2009", a précisé son avocat. Les avocats de M. Cahuzac, Mes Veil et Jean-Alain Michel, évaluent le montant du blanchiment à environ 30.000 euros.

"Nous avons fait observer que les faits se rapportant à l'ensemble des recettes sont aujourd'hui largement prescrits", a ajouté Me Veil. "Aucune mesure de cautionnement n'a été prononcée" contre M. Cahuzac "qui s'est contenté de faire une déclaration aux juges", a poursuivi son avocat. M. Cahuzac "s'est engagé à ne faire aucun recours contre les investigations qui seront menées en Suisse", a-t-il poursuivi.

Le président François Hollande a pris "acte avec grande sévérité des aveux de Jérôme Cahuzac" qui "a commis une impardonnable faute morale" en "niant les faits", a déclaré l'Elysée dans un communiqué. "Le président de la République prend acte avec grande sévérité des aveux de Jérôme Cahuzac devant les juges d'instruction concernant la détention d'un compte bancaire à l'étranger", a déclaré l'Elysée. L'ancien ministre du Budget a "commis une impardonnable faute morale" en "niant l'existence de ce compte devant les plus hautes autorités du pays ainsi que devant la représentation nationale", a ajouté la présidence. 
(dépêche AFP, 02 avril 2013)

Pour commencer la semaine avec les idées claires (25)