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"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)
mardi 31 décembre 2013
lundi 30 décembre 2013
dimanche 29 décembre 2013
La baisse du chômage n'était pas dans la hotte du Père Noël !
On se demandait ce que le Père François comptait mettre dans sa hotte de Noël. On le sait désormais : un communiqué du ministère du travail qui annonce fièrement que « l’inversion de la courbe du chômage est donc bel et bien engagée en ce quatrième trimestre de 2013 ».
Ainsi donc le gouvernement se réjouit que le chômage augmente moins vite en cette fin d’année qu’à son début ! A défaut de faire baisser le chômage, il aura au moins réussi à enrichir la langue française ! Au regard des sacrifices imposés à la quasi totalité de la population française – pouvoir d’achat en berne, baisse des dépenses publiques, augmentation injuste des impôts à commencer par la TVA, recul de l’âge de départ en retraite – ce résultat est plutôt digne du père Fouettard. Il démontre l’inefficacité de la politique de l’offre.
Car la réalité est que ce mois de novembre a vu repartir à la hausse le nombre de chômeurs sans aucune activité soit 17 000 en plus qu’en octobre. Depuis l’élection de François Hollande on en compte 391 000 de plus dans cette catégorie A, soit 725 par jour. Ce n’est pas mieux si l’on prend le chiffre toutes catégories avec 553 000 demandeurs d’emplois supplémentaires, soit 1025 par jour.
Autres chiffres inquiétants : on compte de plus en plus de demandeurs d’emplois de longue durée, soit + 0,4 % en novembre et +13,4 % sur un an. Enfin l’explosion des chômeurs de plus de 50 ans (+1,3 % en novembre, soit +11,7% en un an pour une augmentation brute de 5,9%) dit bien la stupidité d’une réforme de la retraite qui va contraindre un nombre grandissant de travailleurs en fin d’activité à chômer des années de plus avec un revenu dérisoire tout en augmentant les déficits des comptes sociaux.
Le chômage n’est pas soluble dans les vœux pieux d’un réveillon. Les faits sont en effet têtus. Ils disent le mensonge d’un pouvoir dont la politique d’austérité et de l’offre pénalise l’activité économique du pays. L’explosion des plans sociaux (+14 % par rapport à la même période il y a un an) est malheureusement un indicateur plus performant que la propagande du gouvernement.
2013 a été une année horribilis sur le front de l’emploi. Pour espérer que 2014 soit autre, il faut désormais s’opposer clairement à cette politique suicidaire au nom du partage des richesses et de la relance d’une activité socialement utile et écologiquement soutenable. Les électeurs auront deux fois l’occasion de le dire : aux municipales et aux européennes en votant à chaque fois pour les listes autonomes du Front de Gauche.
Eric Coquerel, secrétaire national de Parti de Gauche
samedi 28 décembre 2013
Droit du travail (16) : pas de pourboire pour les salariés sans contact avec la clientèle !
L’article L. 3244-1 du code du travail dispose :
« Dans tous les établissements commerciaux où existe la pratique du pourboire, toutes les perceptions faites "pour le service" par l’employeur sous forme de pourcentage obligatoirement ajouté aux notes des clients ou autrement, ainsi que toutes sommes remises volontairement par les clients pour le service entre les mains de l’employeur, ou centralisées par lui, sont intégralement versées au personnel en contact avec la clientèle ». La société Buffalo grill exploite 151 restaurants répartis dans toute la France et employant chacun un manager, 9 à 16 personnes composant le personnel en salle et 4 à 6 personnes en cuisine.
Le manager est placé sous l’autorité d’un directeur régional qui supervise cinq à sept restaurants.
La rémunération du personnel comprend un pourcentage du chiffre d’affaires service compris, soit 11,504 % répartis entre les serveurs qui en perçoivent 7,07 %, les managers 2,185 %, les assistants 1,748 %, les directeurs régionaux bénéficiant de 0,5 % du total.
La fédération CGT du commerce, de la distribution et des services, soutenant que faute d’être en contact avec la clientèle, les directeurs régionaux ne devaient pas percevoir une part de la somme perçue au titre du service, a saisi le tribunal de grande instance de diverses demandes tendant notamment à voir dire que l’article L. 3244-1 du code du travail est applicable à la société Buffalo grill et que les directeurs régionaux doivent être exclus de la répartition des sommes perçues au titre du service.
La société Buffalo grill a fait grief à la Cour d’appel de Douai de dire que l’article L. 3244-1 du code du travail lui est opposable, de dire que les directeurs régionaux ne sont pas en contact avec la clientèle et ne peuvent de ce fait percevoir une part en pourcentage de pourboires, et de la condamner en conséquence à payer une certaine somme à titre de dommages-intérêts au syndicat fédération CGT du commerce, de la distribution et des services.
Saisie, la Cour de cassation a rejeté le pourvoi en cassation de la société Buffalo grill. Pour se faire, elle a rappelé que l’application des dispositions d’ordre public de l’article L. 3244-1 du code du travail n’est pas subordonnée à l’existence de stipulations conventionnelles ou d’un décret fixant les catégories de bénéficiaires et les modalités de la répartition.
Ensuite, elle a confirmé la position de la Cour d’appel de Douai qui, ayant constaté que la société Buffalo grill ajoutait à la note des clients un pourcentage au titre du service et que la mission principale des directeurs régionaux consistait dans l’encadrement et le contrôle des établissements et que leurs fonctions de service - limitées aux hypothèses de remplacement d’un salarié absent - n’étaient qu’accessoires, avait ainsi fait ressortir que les intéressés n’étaient pas habituellement en contact avec la clientèle et ne pouvaient de ce fait prétendre à une part des sommes perçues au titre du service (Cass. soc. 14 novembre 2013 n°12-16805).
Éric Rocheblave, avocat en droit du travail et de la Sécurité Sociale
vendredi 27 décembre 2013
C'est aujourd'hui NOEL pour les Ardennais les plus démunis
L'association du Noël ardennais des privés d'emplois les plus démunis est une association à but non lucratif qui a été créée en 1999 afin d'offrir en fin d'année une après-midi de divertissement aux familles les plus touchées par la misère. A cette occasion, elle remet à ces familles un panier de produits frais (avec par exemple du saumon, deux pintades...) ainsi qu'un panier de produits dits secs (Champagne, vin, chocolats, nourriture diverse,...) pour leur permettre de fêter dignement le réveillon du Nouvel an. Elle en profite aussi pour offrir à chaque enfant de ces familles un cadeau, symbole de la fête qu'est Noël. Le tout grâce au travail discret et efficace de plusieurs centaines de bénévoles qui s'activent une grande partie de l'année pour que cet "arbre de Noël" qui se déroule toujours le 27 décembre au Parc des Expositions de Charleville-Mézières soit une réussite !
Aujourd'hui, pour la quinzième édition de cet événement, ce sont pas moins de 750 familles qui seront accueillies, soit une grosse vingtaine de plus que l'année dernière. L'ouverture des portes est prévue à 13h00 et le début du spectacle aux alentours de 15h00. Quant à la distribution, elle aura lieu après l'arrivée du Père Noël et commencera par les familles issues des villes les plus éloignées, afin de faciliter leur retour en bus dans leur foyer, et se terminera par les bénéficiaires de Charleville-Mézières. Il reste maintenant à espérer que cette généreuse action permise par les partenariats noués avec plusieurs grandes enseignes, par les subventions versées par un certain nombre de communes et par le soutien du Conseil général qui a décidé de mettre à disposition 18 bus qui desserviront les communes de Vouziers, Rethel, Sedan, Carignan, Nouzonville, Bogny-sur-Meuse, Revin et Givet permettra une fois encore d'apporter aux enfants les plus démunis une après-midi de bonheur et de convivialité, et à leurs parents un moment de répit dans leur quotidien difficile...
jeudi 26 décembre 2013
Voilà l'incontestable Ardennais de l'année !
Dans son édition parue lundi dernier, notre unique quotidien départemental a proposé à ses lecteurs de procéder, comme chaque année, à l'élection de l'Ardennais de l'année. Pour se faire, elle a retenu une liste de 10 personnes ayant fait l'actualité en 2013 dans les Ardennes. Parmi elles, on trouve des artistes au sens très large du terme, un inventeur, un chef cuisinier émérite, un courageux paraplégique et un pompier à la carrière exemplaire. Bref, que du beau monde qui mérite d'être valorisé ! Pourtant, pour indéniables que soient les qualités de ces personnes pré-sélectionnées par L'ardennais, il me semble que cette liste ne contient pas le nom de celui qui a non seulement fait l'actualité en 2013 dans les Ardennes, mais qui a en plus incarné de façon éclatante les valeurs chères à cette terre.
De qui s'agit-il ? D'un solide gaillard de 95 kilos à l'apparence certes un peu bourrue, mais très attaché à son territoire et aux convictions bien affirmées ! Conseiller municipal de Pouru-Saint-Rémi et conseiller communautaire du Pays Sedanais, cet ardent défenseur des territoires ruraux n'a pas hésité à mettre sa santé en danger en se lançant le 1er juin dans une grève de la fin dans le but d'attirer l'attention des médias sur la fermeture programmée des collèges de Buzancy et du Chesne et la disparition de filières dans les lycées de Bazeilles et de Givet. Une action de 38 jours aussi courageuse que spectaculaire qui a permis le sauvetage de l'offre de formation dans 3 des 4 sites concernés et qui m'amène à considérer Emmanuel Jacquemin, puisque c'est de lui dont il s'agit, comme l'incontestable Ardennais de cette année...
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