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"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

mardi 5 février 2013

Le combat de la mangouste et du cobra, version ardennaise !


Allez savoir pourquoi, mais à la vue de la photo ci-dessous qui est parue dans l’édition de l’Ardennais en date du 02 février dernier, je n’ai pu m’empêcher de penser à un passage du Livre de la jungle, le chef d’œuvre de Rudyard Kipling publié en 1894. Lequel ? Celui bien connu qui décrit le combat à mort entre Rikki-Tikki-Tavi, une jeune mangouste recueillie par une famille anglaise après avoir été à moitié noyée à la suite d’une tempête, et le duo constitué du redoutable cobra indien Nag et de sa non moins redoutable épouse Nagaina pour le contrôle d’un bout de terre ! Sans entrer dans les détails de cet affrontement qui a eu lieu après une longue période d’observation, il s’est déroulé en partie au grand jour, avec l’élimination par le petit mammifère à l’apparence inoffensive du terrible serpent animé par des projets funestes, et pour le reste à l’abri des regards, avec la lutte dans le repère souterrain des deux reptiles entre la femelle finalement vaincue après une attente horriblement longue et la courageuse mangouste. Appliquée au sujet illustré par la photo qui a capté mon attention, l’histoire aurait bien sûr pour enjeu le contrôle de la future intercommunalité Nord Ardennes. Quant à savoir qui, parmi les élus présents, jouerait le rôle de la mangouste et du cobra, je laisse à chacun le soin de se faire sa propre opinion en son âme et conscience...

Laurent Bouvier   


lundi 4 février 2013

Chooz : les agents font connaître leur mécontentement !

Gros embouteillage ce matin sur la RD 8051 depuis l'hôtel Impératrice Eugénie et l'entrée de la carrière des Trois Fontaines jusqu'au giratoire des Bonniers, plus connu localement sous le nom de rond-point de Chooz, puis depuis ce carrefour hautement stratégique jusqu'au giratoire permettant d'accéder à la centrale de Chooz B ! Le motif ? Non pas un accident, comme certains peu au fait des réalités sociales ont pu le dire, ni un problème de circulation causé par les aléas toujours possibles de la météo hivernale, mais le mécontentement très fort de certains agents de la centrale nucléaire réclamant davantage de personnel pour une meilleure sécurité du site. Afin de faire entendre leur revendication à leur hiérarchie, ils ont donc mis en place très tôt ce matin un barrage filtrant dont l'impact a été d'autant plus important, comme vous pouvez le voir sur les photos ci-dessous, que démarrait aujourd'hui l'arrêt de tranche du réacteur n° 1. Il reste maintenant à espérer que cette opération spectaculaire, que le PG/La Pointe soutient sans réserve, portera ses fruits...

Laurent Bouvier




KME : en cas de fermeture, il faudra rembourser l’argent public !


Il y a 3 ans tout juste, le 04 février 2010, beaucoup de beau monde s’était donné rendez-vous, comme vous pouvez le voir sur la photo ci-dessous, devant l’usine KME de Flohimont ! De gauche à droite, on trouvait l’inamovible maire de Foisches Octave Saxe, dont l’esprit semblait être ailleurs, son alter ego le maire de Vireux-Molhain Jean-Pol Devresse, le conseiller général de Fumay Benoît Sonnet, le sénateur des Ardennes Marc Laménie, le maire de Fromelennes Pascal Gillaux, le président du Conseil général Benoît Huré, le conseiller général de Givet Claude Wallendorff, le président de la Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse Bernard Dekens ainsi que l’un de ses vice-présidents en la personne de Daniel Tournay. Cette belle brochette d’élus s’était réunie pour inaugurer, en coupant symboliquement un ruban tricolore, le nouveau carrefour giratoire construit sur la RD 46 juste en face de l’entrée du site de production de KME.

D’un coût de 985.000 euros pour le Conseil général et de 250.000 euros pour la commune de Fromelennes, cet aménagement routier avait pour objectif de faciliter la circulation vers les communes de Landrichamps et de Felenne qui était jusqu’alors gênée par la cinquantaine de poids-lourds devant couper chaque jour la route pour accéder à l’usine. Il faut dire qu’à l’époque, même si cette dernière connaissait déjà des difficultés puisque depuis un semestre son personnel était au chômage technique une semaine par mois, elle employait encore 380 salariés et faisait figure de modèle grâce à une technique tout à fait novatrice de management. Hélas, depuis, les temps ont changé ! Les effectifs ont été ramenés à 290 personnes et une restructuration interne a eu lieu avec à la clé la fermeture d’un des deux ateliers existants. Le deuxième employeur du canton de Givet et son premier poumon économique privé a donc perdu de sa superbe, au point de craindre maintenant pour sa survie après l’annonce récente de la suppression de 12 emplois administratifs et surtout de la « mise en veille » de sa fonderie qui en constitue le cœur.

Si cette fermeture venait par malheur à se produire, ce serait bien sûr un drame économique et social, dont l’impact pour le canton serait au moins aussi grand que celui que pourrait provoquer l’éventuelle disparition d’Electrolux à Revin. Ce serait aussi la fin de l’utilité de ce beau giratoire construit à grand renfort d’argent public pour atténuer les gênes occasionnées par une entreprise privée. Dans ces conditions, le PG/La Pointe considère qu’il serait alors juste de demander à la multinationale qui contrôle le site de KME à Flohimont de rembourser, au moins en partie, le coût de la construction de cet aménagement dont nous rappelons qu’il a été réalisé avec de l’argent non pas tombé du ciel mais pris dans la poche des contribuables ardennais...

Laurent Bouvier   

   

Pour commencer la semaine avec les idées claires (17)


dimanche 3 février 2013

Lettre de Michèle Leflon en faveur des établissements scolaires ardennais menacés


(pour une meilleure lecture de ce courrier de la vice-présidente du Conseil régional, vous pouvez l'agrandir en faisant un clic gauche dessus)

samedi 2 février 2013

Réunion des associations d'ouvriers victimes de patrons voyous



Vendredi 1 fevrier 2012, à l'invitation des associations ouvrières et représentants des salariés, Lenoir et Mernier-Lcab, Raguet, Ardennes forges, Artis, Thomé Génot,Oxame, Idéal Standard... se sont réunis des élus dont un député, plusieurs conseillers généraux, régionaux, maires et conseillers municipaux pour écouter leurs propositions visant à combattre les patrons voyous et à aider les personnes qui en sont victimes. Devant le volontarisme de ces ouvriers, les élus politiques se sont montrés bien impuissants malgré leurs efforts à ne pas faire sombrer la réunion dans une querelle politicienne. Comment compter sur les élus de droite responsables de cette situation, comment permettre au Front de Gauche de réussir puisque n'ayant pas la majorité, il est cantonné à s'opposer seul face à la majorité socialiste refusant de  présenter à l'assemblée nationale la loi punissant et interdisant les licenciements boursiers . Monsieur le député socialiste de gauche, quant à lui, a expliqué, que pour porter la proposition de loi formulée par les associations ouvrières  avec l'aide de Xavier Medeau, spécialiste en droit du travail, avoir besoin du soutien d'un groupe de députés à l'assemblée nationale. Ce qu'il n'était pas convaincu de trouver.  Le soutien d'un député qui n' a pas celui de son parti peut il être réellement utile? La promesse de se revoir au mois d'avril pour faire le point sur les avancées du dossier fut prise. A savoir que les salariés de Thomé-Génot n'ont pas été les bénéficiaires de la condamnation de leur patron et que le bénéfice comme le prévoit la loi en est revenu...au liquidateur ! Il y a beaucoup à faire pour parvenir à une justice compréhensible par tous.Malgré toute la volonté positive, on sent un vent de colère monter et une impatience grandissante à trouver des solutions car quand on manque de tout, on manque surtout de temps et il faut une infinie patience pour attendre ce qui n'arrive jamais !Voici quelques propositions avancées par les salariés dont certains n'ont pas retrouvé de travail depuis quatre ans faute de propositions sérieuses !

-création d' un service emploi de proximité dans les communes
- établir une proposition de loi permettant aux salariés victimes des patrons voyous d'être indemnisé par une action en justice
-Agir en direction des AGS pour que les indemnités obtenues par les prud'hommes ne puissent être confisquées en appel
-étendre à l'ensemble des victimes des patrons voyous, l'accord des Lenoir mernier et du conseil général, sur les mesures d'accompagnement du CSP
-créer un fond spécial destiné à venir en aide aux anciens salariés victimes du surendettement
-Aide spéciale à l'acquisition ou l'entretien d'un véhicule destiné à rechercher du travail
-Gratuité des transports collectifs pour les bénéficiaires du RSA et ASS
-Création d'un fond spécial, afin d'augmenter de 10€ par jour le RSA ou ASS pour les anciens salariés de plus de 55 ans
-susciter une véritable  politique concertée en faveur de l'emploi dans la vallée de la Meuse
-Conditionner les aides publiques aux maintien et aux créations d'emplois, avec un véritable contrôle par les élus politiques et les organisations syndicales.
                        M.Cartiaux
Photos: Alain Lambert

vendredi 1 février 2013

Le lobby bancaire fait la loi face aux régulateurs


Le comité de Bâle, régulateur mondial des banques, avait décidé en 2010 de règles prudentielles dites Bâle III, pour renforcer la résistance des banques en cas de nouveau krach. Il vient d’assouplir lesdites mesures. Comme vous le savez, quand les banques prêtent de l’argent, elles n’ont pas cet argent, elles le créent, par inscription en compte. Pour sécuriser la création monétaire, elles doivent donc répondre à des règles concernant les ratios de leur bilan, notamment le ratio de fonds propres qu’elles doivent garder en réserve par rapport aux prêts consentis. Dans le projet Bâle III de 2010, les actifs « très liquides » retenus pour le calcul du ratio étaient essentiellement composés des obligations gouvernementales et des fonds déposés auprès des banques centrales. Aujourd’hui, les régulateurs du comité de Bâle ont élargi la prise en compte des fonds pertinents à certaines actions, aux obligations d’entreprises notées au-delà de BBB- et à des titres adossés à des crédits hypothécaires résidentiels très bien notés.

Initialement, en 2010, l’hypothèse de crise à laquelle les banques devraient pouvoir résister pendant 30 jours, était que pendant ce temps, elles verraient les particuliers réduire leurs dépôts de 5%  et les entreprises clientes actionner 100 % de leurs lignes de crédit. Dans la nouvelle version, l’hypothèse est radoucie de 5 à 3% pour les particuliers et à 30 % pour les entreprises. Selon les dispositions de 2010, la mise en conformité devait avoir lieu au plus tard le 1er janvier 2015. Aujourd’hui, elle est reportée à 2019 ! Tout cela a pour but d’éviter la recapitalisation à hauteur de 1 800 milliards d’euros supplémentaires en actifs “très liquides” qui aurait été nécessaire pour satisfaire le ratio. Avec ces nouvelles dispositions, le gouverneur de la Banque centrale d’Angleterre, Mervyn King, estime que la majeure partie des 200 plus importantes banques du monde satisfont d’ores et déjà à la norme.

C’est dans ce cadre-là que nous pouvons comprendre la propagande médiatique sur le discours sur la fin de la crise (l’euro est sauvé, etc.) pour faire passer dans l’opinion la décision d’adoucir les exigences du comité de Bâle. Dans le même registre du tout pipeau, on peut consulter la note de Gaël Giraud, ci-jointe, qui fait un point sur la totale inanité du projet de réforme bancaire de Moscovici, censé tenir les engagements de campagne de F. Hollande via la séparation bancaire. Les débats ne sont pas terminés, notamment sur la dépendance des banques sur des emprunts à court terme. Mais ce que nous pouvons dire, c’est que le lobby bancaire dicte sa loi au Comité de Bâle comme il dicte sa loi aux États et qu’en conséquence tout va continuer de fonctionner comme avant la crise de 2007-2008. Rien ne freinera le prochain krach bancaire !

(ReSPUBLICA n° 707, chronique d’Evariste, 1er février 2013)