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"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)
lundi 7 juillet 2014
dimanche 6 juillet 2014
samedi 5 juillet 2014
Droit du travail (41) : abuser des SMS au travail constitue une faute grave
Monsieur X. a été embauché le 6 août 2001 par la société Y…
en qualité de chauffeur, au coefficient 208 de la convention collective
nationale des activités du déchet. Il occupait un poste de conducteur de camion
de ramassage des ordures ménagères et transportait deux équipiers ripeurs. Il a
reçu le 18 novembre 2010 une lettre de licenciement comportant les motifs
suivants : « Nous avons constaté que vous utilisiez le téléphone fourni par la
société afin d’envoyer un nombre important de SMS. De plus lors de votre
entretien, vous avez reconnu qu’il vous arrivait d’écrire certains de ces
messages (20 % selon vos dires) alors que vous étiez en train de conduire. Ce
comportement est en totale contradiction avec les règles élémentaires de
sécurité que vous devez respecter en votre qualité de chauffeur. Vous faites
courir des risques aux autres usagers de la voie publique ainsi qu’aux ripeurs
et à vous-même. Nous considérons que ces faits constituent une faute grave rendant impossible
votre maintien même temporaire dans l’entreprise. »
Monsieur X. a contesté l’existence d’une faute grave et a
soutenu que son licenciement, qui n’avait pas été précédé d’un avertissement,
était sans cause réelle et sérieuse. Il a admis l’envoi de SMS pendant son
temps de travail au moyen du téléphone mis à disposition par l’employeur, mais il
a contesté en revanche avoir fait courir un quelconque danger à ses collègues
de travail et aux autres usagers de la route, d’autant que le camion qu’il
conduisait était équipé de nombreux systèmes de sécurité. De plus, il a affirmé
n’avoir jamais envoyé de SMS en conduisant mais seulement lorsque le camion
était à l’arrêt, pendant que ses deux collègues ripeurs procédaient au
chargement des déchets, et qu’il était capable de taper ses messages sans
regarder le clavier, de sorte qu’il ne quittait pas des yeux l’écran de
contrôle. Enfin, il a ajouté que contrairement à ce qui est précisé dans la
lettre de licenciement, il n’a pas reconnu lors de l’entretien préalable
l’envoi de SMS alors qu’il était en train de conduire et que l’analyse des
factures détaillées de l’opérateur SFR démontrait que les envois n’avaient lieu
que toutes les dix minutes environ, et non pas trois comme affirmé par
l’employeur.
Pour la Cour d’appel de Nancy, il résulte des factures
détaillées de l’opérateur SFR produites aux débats que Monsieur X. a fait un
usage particulièrement important du téléphone portable mis à sa disposition par
l’employeur en envoyant 10.769 messages sur la période allant de juillet à
novembre 2010, les envois étant parfois séparés de moins d’une minute et le
plus souvent de quelques minutes. De ce fait, Monsieur X. ne pouvait être
concentré sur son travail, d’autant que les messages reçus ont également
détourné son attention. Par ailleurs, le tribunal a estimé que la circonstance
selon laquelle le camion était équipé de dispositifs de sécurité n’était pas de
nature à écarter la faute du salarié dont la vigilance était nécessairement
amoindrie, compte tenu du nombre très important des messages envoyés et reçus.
En conséquence, il a affirmé que le comportement de Monsieur X., qui n’avait
rien d’isolé mais était au contraire devenu général et systématique,
constituait un manquement caractérisé aux règles élémentaires de sécurité et
était de nature à créer un danger pour les autres usagers de la route ainsi que
pour ses collègues de travail. La Cour d’appel de Nancy a donc donné raison à
la société Y… en confirmant qu’elle était fondée à prononcer le licenciement de
Monsieur X. pour faute grave (Cour d’appel de Nancy, 14 novembre 2012
n°12/00388).
Eric Rocheblave, avocat en droit du travail et de la sécurité sociale
vendredi 4 juillet 2014
Les collèges de Vireux-Wallerand et de Bogny-sur-Meuse menacés de fermeture !
Ce soir, c’est la fin de l’année scolaire ! Pour les
élèves et leurs parents commence une coupure de plusieurs semaines avec tout ce
qui touche de près ou de loin à l’Education nationale. Mais pour les instances dirigeantes
de cette dernière, point de farniente dans l’immédiat. Au contraire, elles ont
décidé de profiter de ce moment de démobilisation relative pour phosphorer sur l’adaptation
du réseau des écoles et des établissements du second degré. A cette fin, sous
l’égide de Danielle Andrey, chargée de mission du DASEN, s’est tenue le 23 juin
au collège Charles Bruneau de Vireux-Wallerand une réunion pour réfléchir sur « l’évolution
du réseau des collèges publics dans le bassin d’éducation nord-Ardennes ».
Avec un objectif avoué ! Lequel ? Redéfinir, dans un contexte de
baisse démographique, la carte des formations « sans attachement excessif
à un existant qui est souvent l’héritage d’une période où le contexte social et
les exigences vis-à-vis de l’Ecole étaient différents ». Vaste programme,
dont l’utilité ne saurait être niée, mais qui risque, comme le montrent les
documents ci-dessous qui ont été utilisés au cours de la réunion, d’aboutir à
la fermeture de deux collèges dans la vallée de la Meuse…
Le contexte : une baisse des effectifs et des collèges en nombre élevé !
La sécurité : l'argument imparable qui risque d'être fatal pour Bogny-sur-Meuse !
Les effectifs : l'argument auquel Vireux-Wallerand aura du mal à résister !
Le taux de réussite : l'argument de réserve en cas de résistance à Bogny-sur-Meuse !
(pour une meilleure lecture des documents, agrandissez-les en faisant un clic gauche dessus)
jeudi 3 juillet 2014
mercredi 2 juillet 2014
mardi 1 juillet 2014
Le nouveau tract du collectif 08 Sauvegardons nos écoles
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Créé au printemps 2013 pour défendre, entre autres, les
collèges de Buzancy et du Chesne ainsi que le maintien d’une offre complète de
formation dans les lycées de Bazeilles et de Givet, le collectif 08
Sauvegardons nos écoles avait réussi à attirer l’attention des médias nationaux
grâce à la courageuse grève de la faim menée par Emmanuel Jacquemin à la fin de
la dernière année scolaire. Depuis, ce rassemblement de citoyens attachés à la
défense de services publics à la fois de qualité et de proximité n’a pas
désarmé. Bien au contraire, puisqu’il a relancé ses actions au mois de
février ! Parmi elles, la dernière en date, avant le débat à ciel ouvert qui sera organisé demain devant les locaux de l'Inspection d'académie, est la diffusion d’un tract
rédigé sur le modèle du poème du célèbre pasteur allemand antinazi Martin
Niemöller, que je me fais un devoir de reproduire ci-dessous :
Quand ils ont fermé une classe de l’école de Balan,
Je n’ai rien dit, je n’habitais pas Balan.
Quand ils ont supprimé trois postes d’écoles maternelles de Charleville,
Je n’ai rien dit, mes enfants n’étaient plus à l’école maternelle.
Quand ils ont fermé l’école de Regniowez,
Je n’ai pas protesté, je n’habitais pas Regniowez.
Quand ils ont fermé des postes spécialisés dans le traitement de
la difficulté scolaire,
Je n’ai pas protesté, mes enfants n’étaient pas en difficulté.
Quand ils ont fermé les collèges de Buzancy et Le Chesne,
Je n’ai pas protesté, je n’étais pas parent d’élèves.
Quand ils préparaient la fermeture du lycée de Givet,
Je n’ai rien dit, je n’habitais pas la Vallée.
Quand ils ont fermé le bureau de poste de mon village,
l’hôpital le plus proche, les lignes de train,
Il ne restait plus personne pour protester !
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