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"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

jeudi 20 décembre 2012

Les circuits courts ont encore beaucoup de chemin à faire...


En ces temps où beaucoup de personnes ouvrent les yeux sur les conséquences économiques et sociales catastrophiques de la mondialisation pour nos territoires et leurs habitants et où un nombre tout aussi grand commence à prendre conscience de la nécessité de mettre en place un développement durable conciliant les besoins d’aujourd’hui avec ceux de demain, une idée est en train de s’ancrer dans les mentalités. Laquelle ? Celle qu’il serait bon de procéder à une relocalisation de l’activité économique, ce qui aurait pour effet de redynamiser les circuits courts qui, historiquement, ont été à la base de tous les développements économiques solides. Une véritable révolution par rapport aux pratiques actuelles, qui ne ferait finalement que renouer avec le bon sens bien connu de nos aïeux et dont la pertinence ne cesse de s’accroître avec l’augmentation du coût des carburants !

Hélas, cette nouvelle vision des choses n’est pas encore généralisée. Ainsi, à Givet, qui fut un des lieux les plus réputés pour la production de pierre bleue et où d’importants travaux de requalification des quais sont actuellement en cours, les pierres bleues qui orneront en partie la zone piétonnière - qui s’annonce par ailleurs superbe - ne proviendront pas de la carrière locale, mais, comme vous pouvez le voir sur les clichés ci-dessous, de celle de Soignies située à plus de 90 kilomètres. Une situation qui s’explique bien sûr par la spécialisation de la carrière givetoise (en réalité calcéenne, puisqu’implantée sur le territoire de cette commune) dans la production de gravillons et de graves, que l’on ne peut cependant que regretter au regard, d'une part du potentiel local, et d'autre part des évolutions actuelles...

Laurent Bouvier  




mercredi 19 décembre 2012

Un président, hélas normal...




Voilà ce que dit le dernier sondage !


Depuis le fameux 21 avril 2002 et leur incapacité à prévoir la présence de Jean-Marie Le Pen au deuxième tour de l’élection présidentielle, les sondages ont beaucoup perdu en crédibilité. Pourtant, on y a toujours recours ! Je dirais même plus, on y a de plus en plus recours puisque leur nombre a augmenté d’un tiers en France au cours des cinq dernières années pour dépasser désormais le millier par an. Une véritable "sondomanie" qui, loin de favoriser la démocratie comme le promettait dans les années 1930 le pionnier des sondages d’opinion George Gallup, l’a plutôt pervertie, ne serait-ce que par le rôle extrêmement important que ces enquêtes jouent dans les décisions des responsables politiques et parfois même dans le formatage de l’opinion publique. Mais, au-delà de ce côté sombre et pour peu que l'on sache garder en tête que ces sondages n’offrent pas un reflet absolument parfait de la réalité, il faut bien reconnaître qu’ils donnent les grandes lignes de ce que pense une population lambda à un instant donné. Et à ce titre, la dernière enquête d’opinion, réalisée par l’institut BVA par internet les 13 et 14 décembre 2012 auprès d’un échantillon de 1.114 personnes représentatif de la population française pour Orange, L’Express et France Inter, est riche d’enseignements, parmi lesquels, me semble-t-il, les quatre principaux sont les suivants :     

Quelle opinion avez-vous de François Hollande en tant que Président de la République ?


Diriez-vous que la politique menée par François Hollande et le gouvernement est efficace ?


Pour chacune des personnalités politiques suivantes, souhaiteriez-vous qu’elle ait davantage de fonction dans la vie politique française ?


Pour chacun des partis politiques suivants, en avez-vous une très bonne opinion, plutôt une bonne opinion, plutôt une mauvaise opinion ou une très mauvaise opinion ?


Des données chiffrées à relativiser, bien sûr, mais qui n'en constituent pas moins un encouragement pour le Parti de Gauche, ses 250 comités locaux et ses 12.000 adhérents, à poursuivre sans faiblir l'action qu'ils mènent au quotidien pour démontrer qu'une véritable alternative à gauche est non seulement souhaitable, mais possible...

Laurent Bouvier




mardi 18 décembre 2012

une "bonne gauche" à la face de la droite décomplexée

L'humain d'abord ! une "bonne gauche" à la face de la droite décomplexée c'est le Front de Gauche
  Résistance! Résistance ! Résistance! Résistance! Résistance! Résistance!Résistance!
                                                                 
                                                                    Cartiaux Michel

Lycée Vauban : les dernières nouvelles du front !


Comme prévu, une réunion s’est déroulée hier soir à l’intérieur du lycée Vauban de Givet entre le Dasen (directeur académique des services de l’éducation nationale, autrefois appelé plus simplement inspecteur d’académie) Patrice Dutot, le député Christophe Léonard, le maire de Givet Claude Wallendorff, la FCPE et la commission permanente de l’établissement exceptionnellement élargie à 2 représentants du collège. Commencée avec un peu de retard, cette rencontre en petit comité a permis, d’une part au Dasen de faire état des résultats de son diagnostic sur le lycée de Givet, et d’autre part à ses interlocuteurs de l’informer de leurs craintes et de leurs propositions pour permettre de consolider l’établissement. Comme prévu également, et malgré la tentative de Claude Wallendorff de faire pression sur le collectif GIVI et sur les enseignants pour ne pas qu’ils manifestent leur mécontentement, un rassemblement a eu lieu sur la place de la République et la soixantaine de personnes présentes, parmi lesquelles aucune n’était porteuse d’une écharpe tricolore, s’est dirigée vers le lycée où elle a investi de façon totalement pacifique la salle de réunion. 

Une porte-parole du collectif a alors lu un communiqué dans lequel elle a rappelé l’attachement de la population aux filières générales, qui constituent historiquement "la colonne vertébrale" du lycée, avant de préciser les propositions déjà faites par le collectif dans "un esprit de concertation démocratique et citoyenne" puis de conclure en regrettant la dégradation du dialogue social qui aurait atteint un "point de non-retour". Une affirmation aussitôt réfutée avec virulence par le Dasen qui, après avoir rappelé qu’il pourrait utiliser les propos tenus comme il le jugerait utile, a précisé que sa présence attestait que le dialogue n’était pas rompu mais que celui-ci se devait d’avoir lieu dans le respect et la sérénité. Il a ensuite repris à son compte une idée forte du communiqué, à savoir "assurer aux élèves l’égalité des parcours et des chances", en insistant sur le fait que ce ne sera possible qu’à la condition d’avoir une approche globale de l’offre de formation sur un territoire allant du sud de Revin à Givet. Une position bien tranchée qui a eu pour effet de raviver les craintes des personnes présentes !
 
Cela a amené le Dasen à préciser son diagnostic en affirmant que la fermeture du lycée n’était nullement envisagée. De quoi soulager plus d’un participant ! Par contre, il a martelé que son objectif était de maintenir une "offre de formation pérenne sur l’ensemble du territoire" précité. Et que par conséquent une réflexion était en cours sur l’avenir de la filière littéraire, du fait de la faiblesse actuelle de ses effectifs et des contraintes de gestion auxquelles il ne saurait se soustraire. Cependant, sentant la grogne monter, il a aussitôt affirmé qu’aucune décision n’était prise à ce jour, pour la simple et bonne raison que le Recteur ne connaît toujours pas l’enveloppe d’heures d’enseignement qui sera attribuée à l’académie pour la rentrée 2013. Il a aussi précisé qu’une mutualisation de la filière était envisagée avec Revin, ce qui peut vouloir dire un regroupement de la filière dans l’établissement tout neuf qui verra le jour en 2014 ou un partage de l’enseignement entre les lycées de Givet et de Revin. Il a enfin conclu en rappelant qu’il était informé de la volonté des élus de défendre "l’exception ardennaise" au plus haut niveau et en dévoilant qu’une rencontre entre les parties concernées et le Recteur aurait lieu le 24 janvier. Cela a permis au député Léonard de confirmer qu’une rencontre était prévue au Ministère de l’Education Nationale le 15 janvier et qu’il souhaitait une spécialisation du lycée de Givet sur les langues et le tourisme ainsi que de celui de Revin sur les technologies liées au développement durable. Bref, les choses ne seraient pas encore ficelées, du moins officiellement...

Laurent Bouvier    


lundi 17 décembre 2012

La Mondialisation et la compétitivité vous souhaitent un joyeux Noël !



Près de 300 millions d'enfants esclaves dont près de 120 millions dans une situation extrème ! Ces enfants n'auront pas de Noël mais ils travailleront pour pouvoir trouver sur les marchés européens des produits toujours moins chers car on pourra toujours produire moins cher tant que les pays riches pourront exploiter de manière toujours plus inhumaine la misère des pays émergents. Voici le veritable visage au quotidien de la barbarie du capitalisme prôné par le MEDEF et tous ses alliés, dont les enfants regorgent de tout ! l'apogée de la compétitivité et de l'évasion fiscale qui permettent une société aussi inhumaine  se propage aussi dans les pays de l'Europe de Sud, comme l'Italie. Le FRONT DE GAUCHE n'aura de cesse de se battre contre ces situations si brutales qu' elles semblent irréelles. Ce monde de misère est une honte pour l'humanité ! En ces temps de fêtes, pensez que la culture du cacao exploite odieusement des milliers d'enfants esclaves pour des firmes qui osent cyniquement se vanter de valoriser le commerce équitable ! Le chocolat aura un goût amer aprés ces révélations et si Cuba, par le fait de l'embargo des Etats-Unis n'est pas un pays connaissant le développement économique des pays occidentaux, il a au moins le mérite de résister à la barbarie capitaliste ! Fidel Castro vaut un million de fois mieux que tous ces pays occidentaux moralisateurs, que toutes ces multinationales et capitaines d'industries qui exploitent criminellement la misère et la détresse de nos frères humains ! Mais la Parisot trouvera certainement une explication économique rationelle et déshumanisée à souhait pour justifier cette situation inadmissible ! En vérité cette sauvagerie démontre que si l'homme est un loup pour l'homme, nos sociétés sont encore bien loin d'avoir un visage humain et que le capitalisme, dont la devise est l'exploitation de l'homme par l'homme est un perfide contre-modèle à combattre energiquement !

Michel Cartiaux