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"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)
jeudi 13 juin 2013
mercredi 12 juin 2013
Givet : la mobilisation pour le maintien de la filière L au lycée continue !
On le savait depuis quelques jours ! Emmanuel Jacquemin, l'élu de Pouru-Saint-Remy et de la Communauté de communes du Pays Sedanais, qui a entamé un grève de la faim le 1er juin pour obtenir l'abandon des projets de restructuration des collèges et des lycées dans les Ardennes devait venir à Givet aujourd'hui en fin de matinée. Un rassemblement avait donc été organisé sur la place de la République, avec l'appui matériel de la municipalité qui avait mis à disposition un podium couvert. Une façon de montrer le soutien de la population à l'action courageuse menée depuis déjà 12 jours par un homme plus déterminé que jamais, mais aussi une occasion pour les élus engagés dans le même combat de rappeler leur position. C'est ainsi que Claude Wallendorff, maire de Givet et conseiller général, a insisté sur le fait que les 13 élèves demandés par le Dasen pour maintenir la 1ère L au lycée Vauban étaient atteints et qu'il considérerait donc un non-respect de l'engagement pris par un haut fonctionnaire comme un acte de "parjure" inadmissible. Il en a aussi profité pour informer les personnes présentes que les autorités académiques envisageaient, en cas de mutualisation des moyens en 1ère L, d'envoyer deux jours par semaine les élèves de Givet à Revin avec un hébergement en internat. Quant à Michèle Leflon qui fut la seule à lui succéder, elle a dénoncé "le rouleau-compresseur de casse des collèges et maintenant des lycées" mis en route dans les Ardennes depuis plusieurs années. Puis, les jeunes talents du lycée ont investi la scène pour créer une ambiance festive tout en montrant l'étendue de ce qu'ils savent faire...
Laurent Bouvier
mardi 11 juin 2013
Avec Peillon, le BAC c’est le Budget d’Austérité Carabiné
"Il n’y a pas
de petites économies ni de sujets qui puissent être bradés sur l’autel de
l’austérité solférinien. En visite dans un lycée polyvalent de
Seine-Saint-Denis le 6 juin pour ouvrir la session du bac 2013, Vincent Peillon
en a profité pour sonner la charge contre le baccalauréat comme examen
national. Pince sans-rire, le Ministre a déclaré « On aura à
faire évoluer le bac. Il n’est pas gravé dans le marbre », et a évoqué son
allègement et le passage de certaines épreuves au contrôle continu. Nous ne sommes pas dupes, ce qui est remis en cause est
uniquement le coût du bac, le reste n’est qu’enfumage et enrobage. À l’heure où
la majorité des pays d’Europe se tourne vers notre modèle d’examen, le
gouvernement enferme la France
dans la spirale sans fin de la rigueur.
Par contre, et malgré le caractère polyvalent de
l’établissement dans lequel il s’exprimait, Vincent Peillon s’est montré
particulièrement silencieux sur le bilan calamiteux de la réforme du bac
professionnel qui a produit le désastre de voir reculer de 6 % le nombre de bacheliers.
Normal, il vient de le valider et le conforter dans la loi dite de
refondation ! Cette réforme qui n’avait comme unique but que de compresser
toujours plus les budgets de la voie professionnelle sans vision aucune sur
l’avenir des jeunes et de la Nation
sonne comme une jolie petite musique pour les tenants de la rigueur. Pour Peillon, le bac c’est avant toute chose les économies
et l’austérité. La refondation Peillon, c’est creuser pour enterrer la cassette !"
Magali ESCOT, responsable nationale éducation PG
lundi 10 juin 2013
Bernard Dekens : la sanction judiciaire vient de tomber !
Rappelez-vous, c’était le 06 mai dernier ! On apprenait
alors que Bernard Dekens, homme politique bien connu dans la Pointe pour y exercer les
mandats de maire de Vireux-Wallerand, de Président de la Communauté de communes
Ardenne Rives de Meuse et de Conseiller régional (excusez du peu !) venait
de passer devant le tribunal correctionnel de Charleville-Mézières en sa qualité
de pharmacien pour escroquerie et emploi de personne non habilitée (en l’occurrence
son épouse) à exécuter des préparations pharmaceutiques. Cette comparution, qui
avait fait l’effet d’un coup de tonnerre dans la Pointe , faisait suite à
plusieurs dénonciations qui avaient conduit la CPAM à déposer une plainte. L’affaire étant
grave, le Parquet avait requis à l’encontre de chacun des 2 époux Dekens 10.000
euros d’amende ! Mais l’affaire étant aussi sensible, le tribunal avait
mis sa décision en délibéré jusqu’au 10 juin, c’est-à-dire jusqu’à aujourd’hui.
Le verdict est donc désormais tombé et le couple Dekens a été reconnu coupable par le
tribunal. En conséquence, Bernard Dekens a été condamné à 10.000 euros d’amende,
dont 5.000 euros avec sursis, et son épouse a écopé de 5.000 euros d’amende
avec sursis. En outre, le couple devra indemniser la CPAM à hauteur de plus de
17.000 euros pour le préjudice financier qu’elle a subi ! La
sanction est ainsi inférieure à ce que le Parquet avait demandé. Mais il s’agit tout
de même d’une condamnation qui n’a rien de symbolique et qui remet en cause la
confiance que l’on a pu avoir jusqu’ici en l’élu viroquois. Le PG/La Pointe demande donc à
Bernard Dekens d’en tirer toutes les conséquences politiques qui s’imposent et
de démissionner au plus vite des différents mandats qu’il exerce. Dans le
contexte politique actuel où les affaires s’enchaînent et où la classe
politique a plus besoin que jamais d’apparaître irréprochable, c’est un
impératif si on veut couper l’herbe sous le pied du « tous pourris »
et empêcher ainsi la montée de l’extrême droite…
Laurent Bouvier
A Paris aussi, nous avons rendu hommage à Clément Méric
Samedi après-midi, des membres du PG/La Pointe ont rendu hommage à
Clément Méric en défilant, avec des milliers d’autres personnes, de la Bastille à la place
Gambetta aux côtés de nombreuses organisations de gauche et de la famille de la
victime. Le jeune militant, battu à mort en plein Paris par un skinhead proche
de l’organisation radicale de la
Troisième voie, partageait nos valeurs et se battait pour la
justice sociale et la liberté. Militant de la CNT de Brest, de Solidaires Etudiant-e-s et de
l’Action antifasciste Paris-Banlieue, il est mort pour ses idées à
dix-neuf ans : il est normal d’exiger réparation, d’espérer que la justice
passera, et rudement !
Quant aux réactions de la droite, qui se plaît à mettre sur
le même plan un criminel et sa victime, quand elle ne désigne pas carrément le
coupable dans nos rangs, et qui voit dans nos idées généreuses une provocation
insupportable, elles ne font pas honneur à leurs auteurs, qui prétendent
pourtant vouloir apprendre la démocratie…
L’esprit de la manifestation, emprunt de dignité et de recueillement
malgré la présence d’un ou deux provocateurs sur la place Gambetta, montre
clairement qui respecte les valeurs républicaines, et qui encourage la haine et
la destruction de l’autre. Au gouvernement d’en tirer les conséquences en interdisant
les groupuscules néo-fascistes !
B.S.
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