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"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)
lundi 30 septembre 2013
dimanche 29 septembre 2013
samedi 28 septembre 2013
Droit du travail (3) : peut-on être licencié pour refuser d'être sur la liste électorale de son patron ?
Madame X… secrétaire parlementaire de Monsieur Y… avait
donné son accord pour figurer sur la liste de candidats que ce dernier constituait
en vue des élections
municipales de la commune de Z… Elle s’est retirée de cette liste quelques
semaines avant le premier tour. Elle a été licenciée pour perte de confiance, l’employeur
lui faisant grief de comportements objectifs au cours desquels elle avait
ouvertement exprimé des désaccords politiques et politiciens à son encontre
s’étant traduits par l’annonce publique, faite avant même qu’il en soit avisé,
de son départ de la liste qu’il avait constituée, ce départ étant associé à
celui de trois autres candidats, lesquels ont publiquement fait connaître leur
désaccord avec l’engagement qu’il avait mis en œuvre, alors qu’elle avait en
outre envisagé publiquement de s’engager sur une nouvelle liste constituée en
remplacement de celle qu’il dirigeait, ce qui constitue également une
infraction aux dispositions contractuelles.
Elle a saisi la juridiction
prud’homale. Aux termes de l’article 10 de la Déclaration des droits
de l’homme et du citoyen du 26 août 1789 « nul ne doit être inquiété
pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble
pas l’ordre public établi par la loi ». Selon l’article L. 120-2 du Code
du travail, nul ne peut apporter aux droits des personnes et aux libertés
individuelles et collectives de restrictions qui ne seraient pas justifiées par
la nature de la tâche à accomplir ni proportionnées au but recherché. Il en
résulte que si le secrétaire parlementaire peut être tenu de s’abstenir de
toute position personnelle pouvant gêner l’engagement politique de son
employeur, aucune autre restriction ne peut être apportée à sa liberté
d’opinion. En se retirant de la liste en préparation, la salariée n’a fait
qu’user de sa liberté d’opinion. (Cour de cassation, chambre sociale, 28 avril
2006, n°03-44527)
Éric Rocheblave, avocat spécialiste en droit du travail et
de la Sécurité
Sociale
vendredi 27 septembre 2013
Effacez ces chômeurs que je ne saurais voir
Le maquillage utilisé par le gouvernement pour travestir la
réalité économique est de plus en plus grossier ! Voilà qu’en août le
chômage aurait baissé de 62 700 demandeurs d’emplois. Sonnez hautbois résonnez
musettes : il s’agirait de la baisse la plus importante depuis novembre
2000, période de forte croissance ! Monsieur Irma qui voit la reprise
partout se serait-il transformé en magicien ? La recette s’apparente
malheureusement plus à l’attrape-nigaud : on constate tout simplement 77
500 radiations supplémentaires en un mois, soit une hausse de 38 %. C’est
historique : jamais aucun gouvernement n’avait osé utiliser à ce point-là
ce trucage. Hollande a donc trouvé l’astuce pour atteindre ses objectifs :
effacer les chômeurs ! Triste politique d’austérité qui développe la
misère et tente ensuite de la cacher. Les 5 millions de chômeurs que compte
notre pays à cause de la politique libérale du gouvernement apprécieront. Que
le Président de la République
y prenne garde : d’autres ont récolté la colère pour moins que cela.
jeudi 26 septembre 2013
mercredi 25 septembre 2013
Mamère claque la porte d'EELV, en pleine tourmente
Europe Ecologie-Les Verts, a perdu mercredi une de ses
figures, Noël Mamère, le jour où son numéro un Pascal Durand officialisait son
retrait, deux événements qui illustrent les affres d'un parti en crise. Après
des semaines d'éloignement progressif de la formation écologiste dont il
dénonçait sans relâche des renoncements, le député-maire de Bègles, 65 ans, a
franchi le pas. "J'ai décidé de quitter EELV parce que je ne reconnais pas
le parti que j'ai représenté à la présidentielle de 2002", a déclaré
l'ancien journaliste au Monde. "Notre parti ne produit plus rien: il est prisonnier
de ses calculs et de ses clans. Nous sommes devenus un syndicat d'élus". "J'ai
l'impression d'un sur-place qui nuit au rôle que nous pouvons jouer dans la
société", ajoute-t-il.
Ce moustachu aux yeux clairs, devenu avocat, est une des
figures les plus fameuses de l'écologie politique : parce qu'il a réalisé le
plus gros score jamais obtenu par un Vert dans la course présidentielle (5,25%
en 2002). Parce qu'il avait célébré, deux ans plus tard dans sa mairie
girondine, le premier "mariage" homosexuel, illégal et cassé
ultérieurement. Le geste fut jugé par les partisans de la réforme comme une
avancée audacieuse et prophétique. Le député a des mots durs contre la direction du parti qu'il
quitte et notamment le traitement subi par le secrétaire national :
"humiliant", juge-t-il à propos de celui qui, selon des écologistes,
à été contraint de jeter l'éponge pour avoir lancé un ultimatum au gouvernement
sur la transition écologiste. "Je n'aime pas ces méthodes", dit M.
Mamère. "Les vrais patrons sont ceux qu'on appelle « la firme »
: Cécile Duflot et ses amis".
Les critiques de M. Mamère ont trouvé écho chez une autre
"star" partie d'EELV, l'eurodéputé Daniel Cohn-Bendit, qui a dit
mercredi partager "le ras le bol sur le fonctionnement, le clanisme, les
couples terrifiants qui règnent sur EELV". "Cuisine interne"
dont se dit victime Pascal Durand, qui a officialisé dans une interview au
Nouvelobs.com le fait qu'il ne briguerait pas un deuxième mandat à l'occasion
du congrès d'EELV, en novembre à Caen. "Si j'avais trahi ou commis une faute, j'aurais pu
comprendre la violence des critiques. Mais là j'ai porté la ligne du mouvement,
je ne suis pas parti dans une dérive personnelle", estime-t-il. Pour le chef de file des écologistes, son ultimatum au
président de la République
était un "prétexte" pour l'évincer et "l'illustration d'une
certaine préférence pour le nombrilisme et la cuisine interne, les batailles de
congrès et les enjeux de pouvoir, plutôt que pour le dialogue avec la
société".
"Puisque je ne peux plus être le rassembleur que je
souhaitais être et que je ne veux surtout pas être un diviseur de l'écologie,
j'en tire les conséquences: je ne serai pas candidat au secrétariat
national", annonce celui qui pourrait être tête de liste en Ile-de-France
lors des prochaines élections européennes. Le nom d'Emmanuelle Cosse, une
proche de la ministre du Logement, est avancé pour succéder à M. Durand au
secrétariat national d'EELV. La formation avait été créée en 2010, succédant
aux Verts. Pour la première fois, un parti écologiste a trois groupes
parlementaires - Palais Bourbon avec 18 élus, Sénat sous la houlette de
Jean-Vincent Placé, parlement de Strasbourg - et deux ministres au
gouvernement, Cécile Duflot et Pascal Canfin. Ce qui fait dire à Denis Baupin,
député de Paris, vice-président de l'Assemblée - et compagnon de Mme Cosse:
"Cela a forcément une conséquence sur le parti", "certains ne se
retrouvent pas dans cette mutation".
La balance entre posture protestataire et "mains dans
le cambouis" a toujours agité et divisé les partis écologistes successifs.
Les voix très critiques contre la participation EELV au gouvernement n'ont
cessé de se faire entendre depuis des mois. Autre vedette écologiste, Nicolas
Hulot a engagé mercredi le parti à se "demander pourquoi il n'a pas réussi
à rencontrer la société". "Après la prise de distance d’Eva Joly, l’éviction
de Delphine Batho et le congédiement de Pascal Durand pour lèse-majesté, la
liste des victimes du règne de la muselière s’allonge", a ironisé Jean-Luc
Mélenchon, coprésident du Parti de gauche qui souhaite "la bienvenue au
club des sans muselière" à Noël Mamère.
(dépêche AFP, 25 septembre 2013)
Pour les européennes, le gouvernement ne fera pas un pli
On a appris il y a tout juste une semaine que le
gouvernement veut supprimer pour les élections européennes de 2014 l’envoi
papier de la propagande électorale. Pourtant, l’enveloppe électorale avec les
différentes professions de foi constitue pour les citoyens le seul moyen
d’accès égalitaire aux propositions de l’ensemble des listes.
Pris de panique par la déroute qu’annonce sa politique, le
gouvernement entend donc désormais cantonner l’information électorale à la
seule sphère médiatique aux ordres des partis du système. Après avoir renié ses
engagements sur une liste unique nationale, le gouvernement parie clairement
sur l’abstention et cherche à museler les voix qui pourraient porter plus haut
que la sienne. Sous couvert d’austérité, l’élection européenne s’ouvre déjà sur
un acte autoritaire qui marque un immense recul démocratique. Un seul choc de
simplification efficace : qu’ils dégagent ! Vite, la 6ème
République !
François Cocq, secrétaire national du Parti de Gauche
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