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"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

samedi 31 mai 2014

Droit du travail (37) : la formation continue des salariés est une obligation pour l’entreprise !

Madame X…, engagée le 1er août 2000 par la société Horlogerie F… en qualité de secrétaire, a été licenciée pour faute grave le 20 octobre 2007. La société a fait grief à la Cour d’appel de Nîmes de la condamner à payer à la salariée la somme de 6.000 euros en réparation de son préjudice pour méconnaissance par l’employeur de son obligation d’adaptation alors, qu’aux termes de l’article L. 6321-1 du code du travail, l’employeur doit assurer l’adaptation des salariés à leur poste de travail et veiller au maintien de leur capacité à occuper un emploi au regard notamment de l’évolution des emplois, des technologies et des organisations.

Pour considérer que l’employeur avait manqué à son obligation d’adaptation, la Cour d’appel de Nîmes a retenu que la salariée n’avait bénéficié d’aucun stage de formation continue sur ses sept ans de présence dans l’entreprise. En statuant ainsi, sans préciser en quoi cette absence de stage pendant une telle durée aurait eu une incidence sur les possibilités d’adaptation de la salariée et/ ou de maintien dans son emploi, la cour d’appel a cependant privé sa décision de base légale au regard de l’article L. 6321-1 du code du travail. Cela n’a pas empêché la Cour de cassation de rejeter le pourvoi de l’employeur et de confirmer le jugement de la Cour d’appel qui a relevé un manquement de l’employeur à l’obligation de veiller au maintien de la capacité de la salariée à occuper un emploi au regard notamment de l’évolution des emplois et des technologies (Cass. soc. 7 mai 2014, n° 13-14749).

Eric Rocheblave, avocat en droit du travail et de la sécurité sociale 

vendredi 30 mai 2014

C'est par les communes que la réforme territoriale devrait commencer !

Dès son arrivée à la tête du gouvernement, Manuel Valls a fait savoir qu'il allait engager une réforme territoriale afin de réduire le mille-feuille administratif que connaît la France ! Son objectif ? Sortir du maquis actuel qui fait que les compétences des différents échelons sont devenues illisibles pour la grande majorité de la population, mais aussi diminuer les dépenses publiques. Parmi les collectivités, les premières qui devraient être touchées seront les régions dont le nombre est appelé à être divisé à court terme par deux. Une mesure choc qui a suscité moult réactions, avec des arguments pertinents avancés aussi bien par ses détracteurs que par ses défenseurs les plus zélés.

Pourtant, si l'on se cantonne au seul aspect financier, il faut bien reconnaître que les économies réalisables y sont très faibles puisque, comme vous pouvez le voir sur le document ci-dessous, les régions n'emploient que 5 % des quelques 1.800.000 salariés que compte la fonction publique territoriale. Les fusionner ne permettra donc pas de faire beaucoup d'économies, d'autant que près des 2/3 des agents qu'elles emploient sont des personnels techniques, ouvriers et de service (TOS) travaillant dans les lycées qu'il faudra nécessairement conserver. Par contre, il n'en va pas de même avec le bloc communal dont les dépenses de personnel, malgré le transfert de nombreuses compétences aux intercommunalités, ont connu une hausse de plus de 40 % en à peine une décennie et représentent désormais 62 % des dépenses de personnel de l'ensemble des collectivités. S'il y a donc une source d'économies à exploiter, c'est du côté des communes qu'elle se trouve, auxquelles il faudrait d'abord imposer un régime amaigrissant avant d'opérer leur fusion sur une base qui reste à déterminer...  


(pour une meilleure lecture du document, vous pouvez l'agrandir en faisant un clic gauche dessus)

mercredi 28 mai 2014

Européennes : l'arbre (le score du FN) ne doit pas cacher la forêt (le poids des abstentionnistes) !

Le véritable choix du corps électoral français :

Abstention (58%) / FN (10,5%) / UMP (8,7%) / PS (5,9%) / UDI-Modem (4,1%) / EELV (3,8%) /  FDG (2,7%) / autres (6,3%)

Un choix majoritaire confirmé dans 20 des 28 pays de l'Union européenne :


mardi 27 mai 2014

Faire nos poches ou se serrer la ceinture, tel est le choix d'Ardenne Rives de Meuse !


(pour agrandir ces 2 articles très inquiétants parus dans les éditions de L'Ardennais des 09 mai et 19 mai 2014, il vous suffit de faire un clic gauche dessus)