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"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

samedi 30 août 2014

Droit du travail (48) : fumer dans le véhicule de l'entreprise est une faute grave !

Monsieur X… a été licencié pour faute grave dans une lettre ainsi motivée : « alors que vous vous rendiez avec Mesdames A, B et Monsieur C sur un chantier, vous avez fumé dans le véhicule, au mépris de vos collègues présentes à ce moment-là et en violation de la réglementation qui interdit de fumer dans les locaux de travail (le véhicule est considéré comme un lieu de travail). D’après vos collègues, ce n’est d’ailleurs pas une simple cigarette que vous avez allumée, mais bel et bien un joint de haschich ». 

Cette consommation d’un joint de cannabis, et non d’une simple cigarette, dans le véhicule qui les conduisait sur un chantier est attestée par les trois collègues du salarié présents dans le véhicule. Ainsi, la responsable de chantier, Madame A…, a affirmé que pendant le trajet dans le véhicule de l’entreprise, Monsieur X… a fumé un pétard en déclarant que ça allait le détendre avant de travailler, allégation corroborée par Monsieur C…, qui dit s’être aperçu que son collègue fumait du cannabis et par Madame B…, qui l’a vu rouler un joint dans le camion. Par conséquent, la Cour d’Appel de Limoges a considéré que ces faits, qui au demeurant caractérisent un délit, sont constitutifs d’une faute grave ne permettant pas le maintien du salarié dans l’entreprise, même pendant la durée du préavis (Cour d’Appel de Limoges, 30 janvier 2012 n° 11/00804).

Eric Rocheblave, avocat en droit du travail et de la sécurité sociale

vendredi 29 août 2014

Il ne suffit pas de changer de cheval…

Il ne faudrait pas que Hollande, après Sarkozy, devienne l’arbre qui cache la forêt. Bien sûr les paramètres personnels comptent. La fausse rondeur, l’éthos de bon élève soumis, l’esprit de caste ont contribué chez Hollande à son oubli du peuple et à son adoption servile des canons dominants qui habillent (mal) les intérêts des puissants. Mais en France comme ailleurs la politique s’exerce dans le cadre d’un système, d’institutions qui dictent leurs règles, parfois écrites, parfois intériorisées par le biais des cultures politiques. La forêt c’est donc la Ve République. C’est elle qui présuppose que le vainqueur du rendez-vous personnel avec le peuple qu’est l’élection présidentielle est plus sage, plus clairvoyant, plus respecté qu’aucun autre. C’est elle qui l’isole dans un enchevêtrement de pouvoirs d’essence monarchique. C’est elle qui travaille à la mise en minorité politique du peuple.

C’est pourquoi tous les plans estivaux qui visent à régler entre les murs de la caste le sort du porte-poisses Hollande sont vains. Ce problème politique, nous sommes au moins d’accord pour dire que c’en est un, et sans doute le premier, ne peut être réglé que par un mouvement populaire de subversion de la Ve République. En conséquence de quoi il ne peut être déclenché que par des émetteurs s’exprimant sans faux semblants, disant leur opposition à Hollande et aux institutions de la Ve, appelant sans tarder à leur départ. Que nous sommes loin des finesses stérilisantes de la gauche cherchant son point d’équilibre interne au lieu d’exprimer le point de surgissement possible du peuple ! Voilà en tout cas le défi auquel notre remue-méninge nous a préparés, par un dispositif clair, en réservant notre porte-parole le plus ample, Jean-Luc Mélenchon, au combat pour la VIe République.

A l’heure où s’annonce un nouvel attelage ministériel censé obéir plus docilement au monarque présidentiel, la vraie question qui se pose est celle de la légitimité du conducteur. Il se trouvera toujours de nouveaux chevaux attirés par la chaleur de l’écurie. La belle affaire ! La légitimité n’est pas là. Elle est dans le consentement du peuple qui supporte au final cet équipage. Avec son impudence coutumière, Hollande avait d’ailleurs pris les devants dans un livre d’entretiens réalisé en 2006 avec Edwy Plenel, alors directeur de la rédaction du Monde : « Je ne crois plus à la possibilité de venir au pouvoir sur un programme pour cinq ans dont il y aurait rien à changer au cours de la mandature. Je pense qu’il y a forcément un exercice de vérification démocratique au milieu de la législature. […] Le devoir de vérité, c’est d’être capable de dire: nous revenons devant la majorité, peut-être même devant le corps électoral afin de retrouver un rapport de confiance ».

Quelle peut être la forme concrète, pratique, pacifique de cette « vérification démocratique » sinon un référendum révocatoire ? Nous sommes justement aux portes de la mi-mandat. Il suffirait de le voter à l’Assemblée et au Sénat. A moins que le PS et l’UMP ne lient leur sort à celui de la monarchie présidentielle. Tant mieux, le coup de balai n’en sera que plus profond. Telle a été la dynamique, déjà, de la grande Révolution française. On nous moquera d’y faire seulement référence. Pourtant c’est ainsi que nous préparons l’avenir. Le peuple a montré lors de ses derniers votes que le reste ne l’intéressait pas.

François Delapierre, secrétaire national à la bataille idéologique du Parti de Gauche

mardi 26 août 2014

Givet : tout (ou presque) sur les monuments aux morts de la Pointe !

Pour commémorer le centenaire du déclenchement de celle qui devait être la der des der, mais qui n’a finalement été que la première des deux guerres mondiales, les initiatives sont légion. Parmi elles, dans la Pointe des Ardennes qui a particulièrement souffert du passage des troupes allemandes au mois d’août 1914, une des plus instructives est l’exposition qui a lieu actuellement à Givet, en bordure de l’allée piétonnière qui mène à l’espace de spectacles Le Manège. Consacrée aux monuments aux morts de la Pointe, elle a été réalisée, pour les photographies, par A. Decroly et, pour les textes, par T. Maquet. 

Loin d’être réservée aux férus d’histoire locale, elle s’adresse à tous les esprits un tant soit peu curieux auxquels elle dévoile des informations qui n’apparaissent pas forcément au premier regard. Ainsi, on y apprend que le nom des morts pour la France est classé parfois en fonction de la date du décès, ce qui parait aujourd’hui logique, mais aussi parfois en fonction du grade du défunt ! On y découvre également, situation frontalière oblige, qu’un des monuments regroupe sur une plaque spécifique les noms des douaniers locaux morts au combat. Ou encore que certains arborent une croix chrétienne alors que d’autres portent fièrement des symboles républicains. Quant à l’impressionnant monument aux morts de Haybes la martyre, il fait bien sûr l’objet d’une description détaillée. Pour en savoir plus, rien de plus simple, rendez-vous sur place et profitez des informations qui figurent sur les différents panneaux...




(pour une meilleure lecture des documents, vous pouvez les agrandir en faisant un clic gauche dessus)

lundi 25 août 2014

Après la sortie de Montebourg, le gouvernement de Manuel Valls démissionne !

Dans un communiqué, l'Elysée a fait savoir que le Président François Hollande a demandé ce lundi 25 août 2014 à Manuel Valls de "composer un nouveau gouvernement", qui sera présenté mardi. Ce gouvernement sera constitué "en cohérence avec les orientations qu'il a lui-même définies pour notre pays", a ajouté la présidence, qui précise que Manuel Valls avait présenté au président de la République la démission de son gouvernement.

Dimanche, le ministre français de l'Economie Arnaud Montebourg, avait été sévèrement rappelé à l'ordre par l'entourage du Premier ministre, qui a jugé inacceptables ses critiques virulentes contre la politique économique du gouvernement : "On considère qu'une ligne jaune a été franchie dans la mesure où un ministre de l'Economie ne peut pas s'exprimer dans de telles conditions sur la ligne économique du gouvernement". "Le Premier ministre est décidé à agir", avait alors ajouté l'entourage de Manuel Valls, laissant planer un doute sur le maintien même de Montebourg à son poste. 

Toutefois ce lundi matin, le ministre de l'Economie a maintenu ses critiques sur Europe 1, en se défendant de toute "infraction à la solidarité gouvernementale", et ajoutant même qu'il ne se plaçait "pas dans l'hypothèse" d'un départ du gouvernement. Dans un entretien publié le samedi 16 août dernier par Le Monde, Arnaud Montebourg s'était déjà inscrit en faux contre la ligne économique du Premier ministre et du président, jugeant que "la France n'a pas vocation à s'aligner sur les axiomes idéologiques de la droite allemande". "Nous ne pouvons plus nous laisser faire", avait-il alors asséné le ministre.

(dépêche AFP, lundi 25 août 2014)