facebook

.

.

"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

mercredi 5 décembre 2012

Ardenne Rives de Meuse sonne la mobilisation contre la nouvelle carte du préfet !

La semaine dernière, le préfet des Ardennes, Pierre N’Gahane, a fait sensation en annonçant qu’il allait proposer à la C.D.C.I. (commission départementale de la coopération intercommunale) d’adopter lors de sa réunion qui aura lieu le 07 décembre un nouveau redécoupage de la carte des intercommunalités. Une vraie révolution pour le nord du département puisque ce projet prévoit, d’une part la création d’une grande intercommunalité qui réunira Charleville-Mézières et Sedan et possédera près de la moitié de la population des Ardennes ainsi que ces trois zones industrielles les plus actives, et d’autre part la formation d’une deuxième communauté d’agglomération de 56.000 habitants qui partira du sud de Charleville-Mézières et s’étendra sur toute la vallée de la Meuse, celle de la Semoy, et sur le plateau de Rocroi.

Ce projet, appelé de leurs vœux au nom de la solidarité financière entre les territoires par les principaux élus socialistes du département - à commencer par Claudine Ledoux, Didier Herbillon et Alain Roy, respectivement maire de Charleville-Mézières, Sedan et Revin – n’est évidemment pas du goût de tout le monde. Ses opposants lui reprochent, sur la forme, de remettre en cause une décision prise de façon démocratique et transparente en décembre 2011, et sur le fond, de s’apparenter à une OPA hostile de quelques grosses communes sur les principaux atouts que possède le département. De quoi faire bondir ceux qui se sentent le plus lésés par ce nouveau redécoupage !

C’est ainsi que le Président de la communauté de communes Ardenne Rives de Meuse vient d’envoyer un courrier, que vous trouverez ci-dessous, à tous les élus des 17 communes de cette intercommunalité appelée à être diluée dans un vaste ensemble à la cohérence plus que douteuse, dans lequel il liste de façon non exhaustive les conséquences particulièrement négatives qu’aura le nouveau schéma du préfet s’il est accepté. Il en profite aussi pour demander aux élus de manifester devant la Préfecture ce vendredi à 13h45 en compagnie de membres de l’AMDA (association des maires des Ardenne), ce que beaucoup feront très certainement, y compris des élus de gauche s'ils suivent la position développée dans l'édition de ce jour de l'Ardennais par Jean Blanchemanche, le maire socialiste de Fumay...

Laurent Bouvier




(pour une meilleure lecture du doculent, vous pouvez l'agrandir en faisant un clic gauche dessus)

mardi 4 décembre 2012

Quand Givet ignore superbement la sobriété énergétique !

Depuis le Grenelle de l'environnement qui s'est tenu en 2007, un certain nombre de comportements ont été préconisés afin d'engager notre pays dans la voie d'un développement plus durable. Parmi eux figure en bonne place la sobriété énergétique qui ne consiste pas, comme certaines mauvaises langues se plaisent à le dire, à revenir à la bougie mais qui vise à optimiser la consommation d'énergie en faisant croître les services fondamentaux quand ils ne sont pas assurés (900.000 personnes souffrent de précarité énergétique en France !) tout en diminuant les utilisations superflues. D'après Thierry Salomon, le président de l'association négaWatt dont le sérieux n'est plus à démontrer, cela permettrait de ramener la consommation nationale d'énergie à son niveau de 1990 ! Cette piste vaut donc la peine d'être suivie, d'autant qu'elle ne nécessite pas d'investissement mais seulement un peu de jugeote, voire tout simplement du bon sens. 

Ainsi, parmi les moyens auxquels de plus en plus de collectivités territoriales ont recours, il y en a un que nos Anciens ne cessent de rabâcher : éteindre la lumière lorsqu'on n'en a plus besoin. Appliqué à une commune, cela revient à supprimer les points d'éclairage public inutiles et à ne pas procéder à un éclairage nocturne des bâtiments publics. Hélas, comme vous pouvez le voir sur les clichés ci-dessous, cette pratique n'a pas encore cours à Givet ! Pourquoi ? J'entends déjà le maire de cette bonne ville, l'apolitique de droite Claude Wallendorff, m'expliquer que d'une part, c'est pour répondre à un souci de sécurité et de mise en valeur des lieux touristiques, et que d'autre part, c'est pour utiliser l'électricité produite par les centrales nucléaires qui comme chacun sait n'arrêtent pas de fonctionner la nuit. Une argumentation apparemment solide, mais à laquelle on peut répondre que l'électricité ainsi consommée a tout de même un coût qui est payé in fine par le contribuable et que les bâtiments remarquables éclairés ne sont vus la majeure partie de la nuit que par un nombre très limité de personnes, dont rien ne dit, surtout en cette saison, qu'il s'agit de touristes...  

Laurent Bouvier  





lundi 3 décembre 2012

Florange : le gouvernement trahit les salariés !

Depuis la capitulation, certes maquillée mais qui n'en est pas moins réelle, du gouvernement face au groupe Mittal sur le dossier de la "filière froide" du site de Florange, les réactions ne cessent d'affluer. Parmi elles, vous trouverez ci-dessous celle du Parti de Gauche qui a le mérite d'être claire et de mettre en évidence les conséquences catastrophiques de ce nouveau recul. Si vous le désirez, vous pouvez aussi montrer votre soutien aux salariés lâchement abandonnés en signant la pétition en ligne qui circule depuis peu. Pour ce faire, rien de plus simple : faites un petit clic sur la photo qui suit le communiqué du PG et laissez-vous guider...

"En refusant de nationaliser Arcelor Mittal, le gouvernement capitule une fois de plus devant le patronat. En effet, l’accord signé ne profite qu’au groupe Mittal et pas du tout aux salariés de Florange car, avant tout, il entérine l’arrêt de la filière chaude. En échange de la promesse d’investir seulement 40 millions d’euros par an pendant 5 ans dans la filière froide, en permettant au groupe Mittal de faire l’économie des investissements nécessaires à la modernisation de la filière chaude et en se dégageant du plan social, cette décision menace la pérennité du site à moyen terme.

C’est une double bonne affaire pour le groupe Mittal, car la capitulation du gouvernement Ayrault lui permet de préserver ses marges en évitant la reprise de l’ensemble du site par un groupe concurrent, public ou privé. Par contre, c’est une très mauvaise affaire pour la sidérurgie française. Inévitablement, l’arrêt de la filière chaude se traduira par des suppressions d’emploi en amont chez les sous traitants, ce qui aggravera encore la situation désastreuse de la région où le bassin d’emploi est déjà bien sinistré par la casse industrielle. Par ailleurs, les travaux permettant la reprise des hauts fourneaux à travers le projet écologique Ulcos ne sont pour l’instant associés d’aucune garantie. Le communiqué d’Arcelor Mittal ne fait du reste aucune mention de ce projet.

Le Parti de Gauche s’indigne de la méthode du gouvernement ayant consisté à faire croire aux salariés, qui ont aujourd’hui le sentiment légitime d’avoir été trahis, que la nationalisation était acquise, et prend acte du fait que le Premier Ministre choisit de désavouer ouvertement Arnaud Montebourg, ministre du Redressement Productif, sur cette question majeure de politique industrielle, en estimant que la politique de nationalisation "n’est pas efficace". Le Parti de Gauche continuera à apporter tout son soutien aux salariés en lutte depuis 18 mois, et réitère sa demande de nationalisation de la sidérurgie française, sous contrôle des travailleurs et de l’Etat, et la modernisation du site dans les plus brefs délais dans le cadre de la planification écologique."
(communiqué du Parti de gauche, 02 décembre 2012)



 

Pour commencer la semaine avec les idées claires (9)


dimanche 2 décembre 2012

Aubrives : tout (ou presque) sur la lamentable attitude du maire envers un administré en grand danger !


Il y a quelques semaines, j’ai été contacté par téléphone par un habitant d’Aubrives qui souhaitait me faire part d’un problème grave auquel il était confronté. Bien sûr, j’ai répondu à sa sollicitation et je l’ai rencontré quelques jours plus tard, à sa demande expresse à son domicile et nulle part ailleurs. Une exigence qui, je dois l’avouer, m’avait paru étonnante ! Mais il ne m’a pas fallu longtemps pour comprendre la raison de cette insistance étant donné qu’une fois sur place, il m’a précisé que la difficulté dont il voulait m’entretenir concernait ses conditions de logement absolument détestables. Quoi de mieux, en effet, pour s’en rendre pleinement compte, que d’aller directement sur place et de grelotter pendant près d’une heure dans une pièce bénéficiant d’une luminosité très faible en écoutant  les propos de mon interlocuteur ?
    
C’est ainsi que j’ai appris que cet habitant d’Aubrives, locataire de ce logement depuis maintenant 11 ans et à jour de ses loyers, vivait dans des conditions inacceptables qui ne dataient pas de hier. En effet, la petite maison qu’il habite, apparemment sans problème vue de l’extérieur, cumule tellement d’éléments relevant de l’insalubrité qu’elle devrait être classée dans la catégorie des habitats indignes : chaudière non-conforme équipée d’un conduit de raccordement à la cheminée comportant une légère pente négative et de surcroît non étanche, absence de système de ventilation, plafond défectueux, hauteur sous plafond non réglementaire, présence d’humidité et de moisissures, éclairage naturel insuffisant, présence d'un toit en amiante à proximité immédiate et j’en passe tellement la liste est longue ! En plus, pour couronner le tout, la chaudière à gaz installée il y a maintenant deux ans par la propriétaire est régulièrement en panne et ne produit de l’eau chaude que grâce au campement de fortune d’une clé à pipe (cf photos ci-dessous).

Une situation à peine croyable, mais bien réelle, qui a amené cet habitant à prendre contact en janvier 2010 avec le maire d’Aubrives afin qu’il use de ses pouvoirs de police relatifs à la salubrité et à la sécurité des immeubles pour mettre en demeure la propriétaire de faire les travaux indispensable afin que son logement soit en conformité avec les règlements en vigueur. En guise d’intervention, alors qu’il est depuis quelques temps dans une détresse psychologique et sociale qui lui a valu d’être placé sous tutelle de l’UDAF (union départementale des associations familiales), le pauvre homme a seulement obtenu les clés du vestiaire de football afin de pouvoir se doucher et ainsi de conserver une hygiène minimale, ce qu’il a fait pendant 4 mois ! Un manque de considération, pour ne pas dire tout simplement d’humanité, inadmissible de la part du premier magistrat Gilbert Leclercq qui ne cesse pourtant de se dire tant attaché au respect des règles de sécurité...

Un manque de considération d’autant plus grave qu’il s’est répété cette année, bien que notre bon maire ait été informé par le Pôle insalubrité de la Préfecture, après un état des lieux effectué le 02 juillet 2012  par le cabinet Urbam Conseil, de l’existence d’une situation d’insalubrité avérée avec un risque pour la sécurité de l’occupant ! En effet, malgré la nouvelle panne de la chaudière à gaz survenue le 10 août dernier et qui a été portée à sa connaissance par courrier recommandé (cf lettre) avec accusé de réception (cf retour), Gilbert Leclercq n’a à nouveau entamé aucune démarche envers la propriétaire. Bien au contraire, il a fait preuve de morgue et de mépris à l’égard du locataire (cf courrier du locataire à la propriétaire). Une attitude détestable et complètement irresponsable qu’heureusement n’a pas eu le Pôle insalubrité de la Préfecture qui a fait procéder le 13 septembre pour cause de DGI (danger grave immédiat) à une coupure de l’alimentation en gaz afin d’éviter une intoxication au monoxyde carbone.

Depuis, les évènements se sont enchaînés avec d’abord une visite du logement par l’ARS (agence régionale de santé) le 12 octobre qui a donné lieu à un rapport (cf copie) en date du 19 octobre listant les désordres justifiant de l’insalubrité et proposant la prise d’un arrêté d’insalubrité d’urgence. Puis, le préfet a signé le 06 novembre (cf copie) un arrêté de traitement d’urgence de situation d’insalubrité présentant un danger imminent pour la santé et la sécurité de l’occupant. Enfin, cet arrêté a été notifié (cf copie) le 12 novembre aux différentes parties concernées et au maire d’Aubrives. Pourtant, ce dernier a une nouvelle fois refusé de faire face à ses responsabilités en ne proposant aucune solution de relogement au locataire, malgré l’obligation qui lui en était faite dans l’article 3 de l’arrêté préfectoral, alors qu’il n’avait pas hésité lors des inondations de l’hiver 2011 à mettre pendant plusieurs semaines à la disposition d’une famille sinistrée l’appartement situé au dessus du Foyer pour Tous.

En résumé, nous avons donc d’un côté un locataire qui vit depuis des années dans un espace confiné, empoussiéré, entouré de murs et de planchers en délabrement et qui de plus n’a pas d’eau chaude sanitaire régulièrement depuis 2010 et plus de chauffage depuis septembre 2012. Et de l’autre côté, nous avons un maire qui se fiche éperdument de la situation de cet administré puisqu’il n’a daigné écrire à sa propriétaire que le 12 septembre de cette année, c'est-à-dire seulement après que les autorités administratives se soient activées, qu’il ne lui a proposé aucune solution de relogement alors qu’il en existait une et qu’il n’a jamais pris la peine de se rendre sur les lieux avant le 30 novembre, soit avant-hier seulement. Juridiquement, cela s'appelle de la non assistance à personne en danger par négligence ! Apparemment, il aurait cependant profité de cette visite pour proposer, verbalement, au locataire d’occuper à titre transitoire le logement situé au-dessus du Foyer pour Tous à compter du 14 décembre. Si cela venait à se confirmer, ce serait une bonne nouvelle qui permettrait enfin à ce dernier de regagner le village après plusieurs semaines d’exil forcé à Volmerange-les-mines, en Moselle, à près de 250 kilomètres à vol d’oiseau...

Laurent Bouvier  



















(pour une meilleure lecture des documents, vous pouvez les agrandir en faisant un clic gauche dessus)



En hommage à tous les métallos dont l'outil de travail est menacé de fermeture !



Un chef d'oeuvre chanté par Bernard Lavilliers sur le site de Florange le 06/04/2012

Un grand soleil noir - tourne sur la vallée
Cheminée muettes - portails verrouillés
Wagons immobiles - tours abandonnées
Plus de flamme orange - dans le ciel mouillé
On dirait la nuit - de vieux châteaux forts
Bouffés par les ronces - le gel et la mort
Un grand vent glacial - fait grincer les dents
Monstre de métal - qui va dérivant

J'voudrais travailler encore travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore travailler encore
Acier rouge et mains d'or

J'ai passé ma vie là - dans ce laminoir
Mes poumons mon sang - et mes colères noires
Horizons barrés là - les soleils très rares
Comme une tranchée rouge - saignée sur l'espoir
On dirait  le soir - des navires de guerre
Battus par les vagues - rongés par la mer
Tombés sur le flan - giflés des marées
Vaincus par l'argent - les monstres d'acier

J'voudrais travailler encore travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore travailler encore
Acier rouge et mains d'or

J'peux plus exister là - J'peux plus habiter là
Je sers plus à rien  moi - Y a plus rien à faire
Quand je fais plus rien moi - Je coûte moins cher
Que quand je travaillais moi - D'après les experts
J'me tuais à produire - Pour gagner des clous
C'est moi qui délire - Ou qui devient fou
J'peux plus exister là - J'peux plus habiter là
Je sers plus à rien moi - Y a plus rien à faire

Je voudrais travailler encore travailler encore
Forger l'acier rouge avec mes mains d'or
Travailler encore travailler encore
Acier rouge et mains d'or...

samedi 1 décembre 2012

Quand les socialistes mènent les salariés de Florange en pédalo !

En officialisant le 1er octobre dernier l'arrêt des hauts-fourneaux de Florange, Arcelor-Mittal avait fixé un délai de deux mois, qui prend fin aujourd’hui, pour permettre au gouvernement de trouver un investisseur pour la phase à chaud non rentable. Cependant, faute de repreneur pour les seuls hauts-fourneaux, le gouvernement avait fait sensation en émettant l'hypothèse de nationaliser l'intégralité du site, donc également la rentable et stratégique "phase à froid" qu’Arcelor-Mittal entendait conserver. Légalement, le gouvernement pouvait parfaitement le faire en faisant voter une loi spécifique au site de Florange - contre une indemnisation-, ce qui lui aurait permis ensuite de trouver plus facilement un autre groupe sidérurgique intéressé par l’ensemble des installations. A entendre Arnaud Montebourg, le ministre du Redressement Productif, c’était déjà acquis, d’autant, avait-il affirmé à l’Assemblée nationale, que "nous avons un repreneur qui est un aciériste, un industriel, qui n’est pas un financier, qui, par ailleurs, souhaite investir son argent personnel, et, excusez du peu, est disposé à investir jusqu’à 400 millions". Un repreneur dont le nom n’a jamais été cité, mais qui tombait à point ! 

L’annonce paraissait d’autant plus sérieuse que, d’après le médiatique ministre, le gouvernement pouvait mobiliser des participations dormantes de l’Etat pour financer une éventuelle nationalisation sans coût pour le budget. Hélas, aujourd’hui, le masque est tombé : malgré la fermeté affichée par le ministre du Redressement Productif, voire son agressivité envers la famille Mittal, il n’y aura pas de nationalisation ! Beaucoup de vent a donc été brassé pour rien et les salariés restent à la merci de cet industriel sans scrupule dont on peut être certain qu’il parviendra, d’une façon ou d’une autre, à ses fins, quitte à ce que ce soit un peu plus long que ce qu’il avait initialement envisagé...

Laurent Bouvier