Depuis la capitulation, certes maquillée mais qui n'en est pas moins réelle, du gouvernement face au groupe Mittal sur le dossier de la "filière froide" du site de Florange, les réactions ne cessent d'affluer. Parmi elles, vous trouverez ci-dessous celle du Parti de Gauche qui a le mérite d'être claire et de mettre en évidence les conséquences catastrophiques de ce nouveau recul. Si vous le désirez, vous pouvez aussi montrer votre soutien aux salariés lâchement abandonnés en signant la pétition en ligne qui circule depuis peu. Pour ce faire, rien de plus simple : faites un petit clic sur la photo qui suit le communiqué du PG et laissez-vous guider...
"En refusant de nationaliser Arcelor Mittal, le gouvernement
capitule une fois de plus devant le patronat. En effet, l’accord signé ne
profite qu’au groupe Mittal et pas du tout aux salariés de Florange car, avant
tout, il entérine l’arrêt de la filière chaude. En échange de la promesse
d’investir seulement 40 millions d’euros par an pendant 5 ans dans la filière
froide, en permettant au groupe Mittal de faire l’économie des investissements
nécessaires à la modernisation de la filière chaude et en se dégageant du plan
social, cette décision menace la pérennité du site à moyen terme.
C’est une double bonne affaire pour le groupe Mittal, car la
capitulation du gouvernement Ayrault lui permet de préserver ses marges en
évitant la reprise de l’ensemble du site par un groupe concurrent, public ou
privé. Par contre, c’est une très mauvaise affaire pour la sidérurgie française.
Inévitablement, l’arrêt de la filière chaude se traduira par des suppressions
d’emploi en amont chez les sous traitants, ce qui aggravera encore la situation
désastreuse de la région où le bassin d’emploi est déjà bien sinistré par la
casse industrielle. Par ailleurs, les travaux permettant la reprise des hauts
fourneaux à travers le projet écologique Ulcos ne sont pour l’instant associés
d’aucune garantie. Le communiqué d’Arcelor Mittal ne fait du reste aucune
mention de ce projet.
Le Parti de Gauche s’indigne de la méthode du gouvernement
ayant consisté à faire croire aux salariés, qui ont aujourd’hui le sentiment
légitime d’avoir été trahis, que la nationalisation était acquise, et prend
acte du fait que le Premier Ministre choisit de désavouer ouvertement Arnaud
Montebourg, ministre du Redressement Productif, sur cette question majeure de
politique industrielle, en estimant que la politique de nationalisation
"n’est pas efficace". Le Parti de Gauche continuera à apporter tout
son soutien aux salariés en lutte depuis 18 mois, et réitère sa demande de
nationalisation de la sidérurgie française, sous contrôle des travailleurs et
de l’Etat, et la modernisation du site dans les plus brefs délais dans le cadre
de la planification écologique."
(communiqué du Parti de gauche, 02 décembre 2012)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire