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"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)
jeudi 14 février 2013
mercredi 13 février 2013
Allardin à nouveau menacée !
A Givet, l'imprimerie Allardin n'est pas la plus ancienne ancienne entreprise industrielle, mais pas loin ! Fondée en 1937 par Jean Allardin dans des locaux situés dans la rue du Point du Jour, elle a très vite bénéficié d'une excellente renommée que messieurs Laury puis Wullen, ses successeurs, ont su maintenir. L'entreprise a ainsi enchaîné les décennies sans difficulté particulière. Puis, en 1992, soucieuse de s'étendre et de se moderniser, elle s'est installée dans un nouveau bâtiment de 2.182 m2 situé sur la zone du PACoG où elle a continué son existence paisible jusqu'en 2004, date à laquelle elle a commencé à connaître des problèmes très importants. N'arrivant pas à les surmonter, elle a alors été placée en liquidation judiciaire en décembre 2005, avec à la clé le licenciement de 20 salariés.
Mais, tel le Phénix renaissant de ses cendres, ce fleuron de l'industrie locale a vite retrouvé un repreneur en la personne de Frédéric Jamme et il a redémarré son activité, sous le nom d'Allardin Imprimeur, dès le mois d'août 2006. Un nouveau départ, facilité par l'implication des 11 personnes embauchées qui ont accepté de travailler gracieusement pendant 2 mois pour faciliter la reprise, apparemment réussi puisque l'entreprise avait dû étoffer ses effectifs et passer de une à trois équipes en avril 2007 pour pouvoir honorer son carnet de commandes ! Hélas, l'embellie ne fut que de courte durée puisqu'en avril 2008, la société a de nouveau été placée en liquidation judiciaire. Le motif ? D'après la gérante de la société, visiblement plus prompte à oublier ses propres responsabilités qu'à se souvenir des efforts fournis à titre gratuit, un personnel pas à la hauteur ! La Communauté de communes Ardenne Rives de Meuse, qui avait contribué à la reprise grâce à une aide de 200.000 euros, a alors décidé de "sanctuariser" le site le temps de trouver un repreneur sérieux en achetant le bâtiment et la majeure partie du matériel.
Bien lui en a pris, puisqu'en octobre 2010 Damien Tanase, connu pour avoir occupé des postes à responsabilités dans plusieurs imprimeries belges avant de devenir intermédiaire, a déposé une offre de reprise qui a été jugée suffisamment crédible pour être acceptée. La société New Allardin, dotée d'un capital social de 60.000 euros, a ainsi été créée avec comme atouts, en plus du portefeuille clients apporté par son dirigeant, un personnel jugé cette fois compétent, la possibilité de pratiquer une politique tarifaire agressive grâce aux avantages accordés par la zone franche et surtout l'utilisation d'une machine ultra-performante permettant tous types d'impressions sur une vaste gamme de supports (papier fin, cartonné,...) et à différents formats (brochure, album, catalogue,...). De quoi aborder l'avenir avec sérénité ! Pourtant, malgré la récupération des 3/4 des anciens clients et l'obtention de nouveaux marchés, le premier exercice de 15 mois clos au 31 décembre 2011 s'est soldé par une perte nette de 267.900 euros pour un chiffre d'affaires de 458.300 euros. Quant à l'année 2012, malgré un quasi doublement de l'activité, elle n'a pas permis d'atteindre les 1,2 millions d'euros de chiffre d'affaires escomptés. La conséquence ne s'est pas faite attendre avec la mise en redressement judiciaire de la société jeudi dernier.
Le prélude, d'après les partisans de l'adage "jamais deux sans trois", à une prochaine liquidation judiciaire que refuse pour le moment d'envisager Damien Tanase. Une combativité de bon aloi qui, je l'espère pour les 9 salariés qu'il emploie encore, lui permettra de redresser la barre pendant l'année de sursis que vient de lui octroyer le tribunal de commerce...
Laurent Bouvier
mardi 12 février 2013
Givet : la défense du lycée vaut bien une manifestation !
(pour prendre connaissance de l'article publié aujourd'hui dans L'Ardennais, il vous suffit de faire un clic gauche sur la photo ci-dessus)
Enfin un piquet de grève à Electrolux !
L'évènement a eu lieu hier ! Trois mois et demi après l'annonce de la fermeture programmée dans le courant de l'année 2014 de l'usine Electrolux de Revin, plus connue localement sous son ancien nom d'Arthur Martin, un piquet de grève a été organisé devant l'entrée principale du site. Son objectif ? Apporter symboliquement un soutien à la délégation intersyndicale qui rencontrait au même moment au Ministère de l'Economie et des Finances des hauts responsables de la multinationale suédoise ! Deuxième des trois rencontres prévues, elle devait essayer de convaincre ces grands pontes que la mise en place du projet de diversification NIVER permettrait à l'usine de rester durablement rentable et rendait de ce fait non seulement inutile, mais également financièrement perdante, la délocalisation de la production revinoise dans le site polonais d'Olawa. Initialement, sur la base des 7 bus et des plus de 400 personnes qui s'étaient déplacées au siège de Senlis pour manifester après l'annonce faite par Electrolux le 21 octobre dernier, il avait été prévu d'organiser une montée massive des salariés à Paris afin qu'ils puissent faire entendre haut et fort leur mécontentement. Hélas, la barre pour organiser un tel déplacement ayant été fixée à la moitié des 419 salariés de l'usine, il n'a pu avoir lieu étant donné que seulement 133 d'entre eux avaient accepté d'y participer ! Une vraie déception pour les salariés les plus engagés dans la défense du site, qui ont néanmoins refusé d'attendre les bras croisés la "valise à billets". Ils se sont ainsi retrouvés à une cinquantaine devant ce piquet de grève improvisé, démontrant par cette action leur détermination - que soutient sans réserve le PG/La Pointe - à lutter d'abord et avant tout pour le maintien de l'outil de production et des emplois qui vont avec...
Laurent Bouvier
Laurent Bouvier

lundi 11 février 2013
Sous nos prestations sociales, leur dette.
La question de la dette publique n’est pas enfermée sous en tas de
poussière. Alors que la France emprunte à des taux d’intérêt
exceptionnellement bas, répit accordé par les zinzins(4) aux dents
longues, elle reste prête à ressurgir.
Les prestations sociales sont sous le feu de la montée du chômage.
Depuis 1945, nos prestations sociales sont financées à la fois par le
versement des cotisations sociales et par les contributions de l’Etat. A
l’œuvre : les retraites, les remboursements maladies, le chômage (1). A
l’heure des injonctions politiques et médiatiques concernant le déficit
des institutions de protection sociale, l’urgence est de faire le point
sur son mécanisme de financement. En effet, entre l’affirmation de Michel
Sapin « qu'un système d'indemnisation chômage soit déficitaire dans une
période de gros chômage, c'est la nature des choses» et de conclure qu’il
faut « prendre des mesures sur le régime des indemnités » ou encore,
concernant « la réforme nécessaire du régime des retraites », les
intentions du gouvernement de revoir le calcul de ses montants, la
question se pose de la sauvegarde de nos acquis sociaux. Information
cruciale : la sécurité sociale n’a pas de budget.
Depuis 1945, nos prestations sociales sont financées à la fois par le
versement des cotisations sociales et par les contributions de l’Etat. A
l’œuvre : les retraites, les remboursements maladies, le chômage (1). A
l’heure des injonctions politiques et médiatiques concernant le déficit
des institutions de protection sociale, l’urgence est de faire le point
sur son mécanisme de financement. En effet, entre l’affirmation de Michel
Sapin « qu'un système d'indemnisation chômage soit déficitaire dans une
période de gros chômage, c'est la nature des choses» et de conclure qu’il
faut « prendre des mesures sur le régime des indemnités » ou encore,
concernant « la réforme nécessaire du régime des retraites », les
intentions du gouvernement de revoir le calcul de ses montants, la
question se pose de la sauvegarde de nos acquis sociaux. Information
cruciale : la sécurité sociale n’a pas de budget.
Comment ses institutions peuvent-elles donc être déficitaires ?
Parce qu’elles tiennent bien des
comptes qui permettent de suivre leurs besoins de financement. Le lien
entre la situation de l’emploi et le financement de la sécurité sociale
est inéluctable. 1% de baisse de la masse salariale, c’est 2.5 Milliards
d’euros perdus pour la Sécurité Sociale. D’après l’Acoss (4), l’agence
chargée de répartir les cotisations et les contributions aux différents
services (URSSAF, collectivités, Etat), la gestion de la trésorerie va
comptes qui permettent de suivre leurs besoins de financement. Le lien
entre la situation de l’emploi et le financement de la sécurité sociale
est inéluctable. 1% de baisse de la masse salariale, c’est 2.5 Milliards
d’euros perdus pour la Sécurité Sociale. D’après l’Acoss (4), l’agence
chargée de répartir les cotisations et les contributions aux différents
services (URSSAF, collectivités, Etat), la gestion de la trésorerie va
s’avérer difficile. Mais ce qui n’est pas opportun de préciser à l’heure
des engagements de réduction des déficits de l’Etat (mais sans compter le
paiement des intérêts de la dette), c’est qu’elle ne serait pas
déficitaire si l’Etat faisait face à ses obligations de la financer (5).
Et ce n’est pas le répit accordé par les créanciers de la France qui leur
font la part belle.
Touché ! Le financement de la sécurité sociale ne repose donc pas
seulement sur les cotisations sociales, mais aussi sur les contributions
de l’Etat. Coulé ! Le gouvernement fait le choix entre ses obligations
sociales, le remboursement des intérêts de la dette (83 milliards d’euros
en 2010 : son premier poste de dépenses) et ses engagements pris à la
signature du Pacte budgétaire de ramener son déficit à O,5% du PIB.
L’erreur dans le diagnostic plonge le malade dans le coma. Alors que les
exonérations fiscales accordées aux entreprises, les allègements de
cotisations patronales et sociales lui ont déjà coûté pas moins de
des engagements de réduction des déficits de l’Etat (mais sans compter le
paiement des intérêts de la dette), c’est qu’elle ne serait pas
déficitaire si l’Etat faisait face à ses obligations de la financer (5).
Et ce n’est pas le répit accordé par les créanciers de la France qui leur
font la part belle.
Touché ! Le financement de la sécurité sociale ne repose donc pas
seulement sur les cotisations sociales, mais aussi sur les contributions
de l’Etat. Coulé ! Le gouvernement fait le choix entre ses obligations
sociales, le remboursement des intérêts de la dette (83 milliards d’euros
en 2010 : son premier poste de dépenses) et ses engagements pris à la
signature du Pacte budgétaire de ramener son déficit à O,5% du PIB.
L’erreur dans le diagnostic plonge le malade dans le coma. Alors que les
exonérations fiscales accordées aux entreprises, les allègements de
cotisations patronales et sociales lui ont déjà coûté pas moins de
8 milliards d’euros (6), assurer désormais qu’il incombe aux citoyens
d’admettre une réduction des prestations sociales sous prétexte que la
croissance est nulle est une position sévère. Relancer la croissance,
c’est plutôt nous donner les conditions de consommer à nouveau.
Qui sauvera la vie de la Sécu ?
A ce jour, les orientations du gouvernement relatives à l’accord de «
sécurisation de l’emploi » pour la réforme des retraites et ses
déclarations sur le coût des prestations sociales ne montrent pas de
perspectives honnêtes quant à ses obligations envers la sécurité sociale.
croissance est nulle est une position sévère. Relancer la croissance,
c’est plutôt nous donner les conditions de consommer à nouveau.
Qui sauvera la vie de la Sécu ?
A ce jour, les orientations du gouvernement relatives à l’accord de «
sécurisation de l’emploi » pour la réforme des retraites et ses
déclarations sur le coût des prestations sociales ne montrent pas de
perspectives honnêtes quant à ses obligations envers la sécurité sociale.
Les parlementaires et le gouvernement qui votent les budgets doivent être
saisis de la volonté des citoyens de mettre à jour les finances publiques
et de participer à leurs adoptions. Déjà, un audit citoyen de la dette est
lancé. L’argent cotisé doit être attribué de manière démocratique et non
plus au profit des créanciers de la dette publique qui ne participent en
rien à la création de la richesse nationale et qui n’ont aucun droit à
participer à la casse de notre sécurité sociale (7).
(1) : Alors que les risques vieillesse représentent 46,3% des prestations
sociales, le risque santé en représente 35,9%, le risque emploi (chômage),
7,1% et l’exclusion sociale, dont le RSA, n’en représente que 1,9%.
(4) : l’ACOSS (Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale)
(5) : Selon CSS Article L131-7 et Article L131-8 La compensation
financière des exonérations de charges sociales donne lieu à compensation
intégrale aux régimes concernés par le budget de l'Etat
(6) : Les allègements des charges patronales et sociales ont permis
d’augmenter les revenus des capitaux et ont creusé la dette. (barème de
l’impôt sur le revenu : moins 15 milliards d’euros, niches fiscales, moins
73 milliards + 75 milliards qui ne seraient pas dans les listes, le régime
des filiales moins 34 milliards, la loi TEPA (heures sup) moins 4
saisis de la volonté des citoyens de mettre à jour les finances publiques
et de participer à leurs adoptions. Déjà, un audit citoyen de la dette est
lancé. L’argent cotisé doit être attribué de manière démocratique et non
plus au profit des créanciers de la dette publique qui ne participent en
rien à la création de la richesse nationale et qui n’ont aucun droit à
participer à la casse de notre sécurité sociale (7).
(1) : Alors que les risques vieillesse représentent 46,3% des prestations
sociales, le risque santé en représente 35,9%, le risque emploi (chômage),
7,1% et l’exclusion sociale, dont le RSA, n’en représente que 1,9%.
(4) : l’ACOSS (Agence Centrale des Organismes de Sécurité Sociale)
(5) : Selon CSS Article L131-7 et Article L131-8 La compensation
financière des exonérations de charges sociales donne lieu à compensation
intégrale aux régimes concernés par le budget de l'Etat
(6) : Les allègements des charges patronales et sociales ont permis
d’augmenter les revenus des capitaux et ont creusé la dette. (barème de
l’impôt sur le revenu : moins 15 milliards d’euros, niches fiscales, moins
73 milliards + 75 milliards qui ne seraient pas dans les listes, le régime
des filiales moins 34 milliards, la loi TEPA (heures sup) moins 4
milliards, IS moins 28 milliards, IRPP moins 5 milliards.
(7) : Les détenteurs des titres de la dette sont répartis comme suit :
71% de la dette français est détenue par des non-résidents, parmi les 29%
résidents, 23% des titres est détenue par les sociétés d’assurance, 15%
par les établissements financiers, 3% par des OPCVM. Ils Sont appelés les
zinzins. Tous organismes privés qui bénéficient des avantages fiscaux sur
le territoire.
Charlotte Géhin, 7 Février.
(7) : Les détenteurs des titres de la dette sont répartis comme suit :
71% de la dette français est détenue par des non-résidents, parmi les 29%
résidents, 23% des titres est détenue par les sociétés d’assurance, 15%
par les établissements financiers, 3% par des OPCVM. Ils Sont appelés les
zinzins. Tous organismes privés qui bénéficient des avantages fiscaux sur
le territoire.
Charlotte Géhin, 7 Février.
dimanche 10 février 2013
Hollande pétrifié par la Finance
Ainsi la séparation stricte et immédiate des banques de dépôt et des banques d'investissement ne sera pas et la Gorgone garde la tête sur ses épaules. La puissance des banques dont les chiffres d'affaires sont supérieurs à beaucoup d'état, ne sera pas amoindrie. Le banques continueront à spéculer comme avant cette terrible crise de 2008 dont nous subissont toujours les conséquences. L'état restera le garant de leurs activités sur les deniers publics. Les décisions prises au conseil des ministres le 12 décembre ,'affecteront que 5% des activités bancaires. Les banquiers pourront dormir tranquille ! Quant au renforcement des pouvoirs des autorités de contrôle des marchés financiers, il faut savoir qu'ils seront composés en majorité de banquiers et de financiers. Les banques pourront continuer à spéculer avec notre argent, à freiner les prêts aux entreprises et aux particuliers pour 2013 , favorisant le chômage et interdisant la reprise économique.
Et pourtant il existe des alternatives comme la réforme bancaire proposée par "ATTAC" soutenue par le Front de Gauche dont vous pouvez consulter le contenu ci-dessous:
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