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"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

"Le courage, c'est d'aller à l'idéal et de comprendre le réel" (Jean Jaures/discours à la jeunesse)

vendredi 18 janvier 2013

L'alternative à l'austérité, c'est possible !


Martine Billard et Pierre Laurent et les représentants des autres composantes du Front de Gauche ont lancé mardi 15 janvier à Paris la campagne du Front de Gauche contre l’austérité. Elle va s’étendre sur plusieurs mois. Son objectif est à la fois de dire notre opposition à la politique de gouvernement et de montrer que le Front de Gauche dispose d’un programme alternatif à travers des mesures qu’un gouvernement, décidé à rompre avec les logiques financières et productivistes, devrait mettre en place. Le 23 janvier cette campagne démarrera sur le thème de l’emploi à Metz. Ce meeting d’ouverture mettra en évidence nos propositions sur l’emploi et le soutien que nous accordons aux salaries du groupe Arcelor-Mittal dont une grosse délégation viendra sur la tribune. Jean-Luc Mélenchon ouvrira le meeting où interviendront plusieurs responsables des partis du Front de Gauche dont Pierre Laurent. 

Mardi 15 ont été présentés les documents sur laquelle la campagne s’appuiera : un texte "cadre" qui en donne l’orientation et 25 mesures (10 pour montrer que nous savons où trouver les moyens financiers, 15 que nous savons comment les utiliser) travaillées par les économistes et la coordination nationale du Front de Gauche. Les assemblées citoyennes et les composantes du Front de Gauche sont appelées à se mobiliser pour populariser ces mesures sous forme de réunions, meeting mais surtout en se tournant vers la population. Le Front de Gauche propose ainsi l’organisation de marches départementales pour l’alternative à l’austérité partout en France. Affiches, tracts, kit militant seront proposés à cette fin dans les jours à venir.


Eric Coquerel, Secrétaire national du Parti de Gauche

jeudi 17 janvier 2013

Aubrives : le coût indécent des voeux du maire enfin révélé

(pour lire cet article très détaillé, avec des chiffres précis, sur le coût exorbitant - surtout en cette période de crise - de la cérémonie des voeux du maire à Aubrives, faites un clic gauche sur la photo ci-dessus et préparez-vous à être choqué !)

Renault franchit la ligne blanche, le gouvernement s’en satisfait !

 


Représentant de l’état qui est actionnaire à 15 % de Renault, Arnaud Montebourg commet une faute vis à vis des salariés en expliquant que le constructeur ne franchit pas la ligne rouge en annonçant 7500 suppressions d’emploi d’ici 2016. Ainsi 7500 emplois supprimés chez Renault (15% des effectifs) ne constitueraient pas un plan plan social à l’inverse de PSA qui en annonce 8000 (10%). La raison : Renault ne fermerait pas de site ! Ainsi il suffirait de "répartir" les suppressions d’emplois pour le rendre acceptables...

Mais pire, le ministre fait mine d’oublier que ce vrai faux plan social est assorti d’un chantage odieux : la direction fermera un site, si les syndicats ne signent pas un accord de compétitivité qui rabote les droits des salariés. Voilà une entreprise qui saurait se servir des accords flexibilité voulus par le MEFEF si le parlement les adopte !
On ne sait si Arnaud Montebourg adopte cette position par crainte d’être une fois de plus désavoué mais il devient insupportable de voir ce gouvernement appuyer ainsi les projets patronaux. Bien sûr le marché de l’automobile n’est pas au mieux mais il est surtout temps d’anticiper la mutation et accompagner la conversion partielle de cette industrie, d’en limiter l’obsolescence programmée.
Rien de tout cela n’est engagé et au contraire c’est aux seuls salariés qu’on veut faire payer les erreurs industrielles de gamme, les délocalisations, le désinvestissement continu en France alors même que Renault fait des profits et a largement profité d’aides publiques notamment avec la prime à la casse.
Plus que jamais le Parti de Gauche dénonce les politiques qui font des salariés les variables d’ajustement d’une crise dont ils ne sont pas responsables. Comme à PSA, il sera aux côtés des salariés et de leurs syndicats qui font face à ce plan social.

Mercredi 16 Janvier 2013
Eric Coquerel




mercredi 16 janvier 2013

Le scandale des autoroutes vat-il continuer sous Hollande ?



A l’issue du séminaire gouvernemental autour de François Hollande pour relancer l’investissement, il semble qu’une des propositions retenues puisse être d’inciter les sociétés d’autoroutes à se lancer dans de nouveaux investissements en échange de l’allongement de leur concession.


Faut-il rappeler qu’avec la privatisation des autoroutes, des milliards ont atterrit dans les poches des concessionnaires. Le réseau autoroutier français, le deuxième d’Europe derrière l’Allemagne, génère 8,11 milliards d’euros de chiffres d’affaires par an contre 4,5 milliards en Allemagne pour un réseau 30% moins long en France ! Ces autoroutes construites grâce aux impôts payés par les ménages voient leur péage augmenter chaque année bien au delà de l’inflation afin d’enrichir tous les ans un peu plus les actionnaires. Leur prix de vente a été sciemment sous-évalué lors du bradage au secteur privé. Mais cela n’a pas suffit aux concessionnaires comme Vinci : en surexploitant les salariés, en réduisant leurs effectifs, en augmentant les prix des tronçons les plus fréquentés, les bénéfices au kilomètre ont augmenté de 30% en 5 ans.

Malgré cela, ils osent pleurer en disant qu’ils n’ont pas de quoi investir et que c’est à l’état de le faire. Ou alors il leur faut en échange un allongement de concessions, alors qu’ils ont déjà obtenu un an de plus en 2010 grâce à Jean-Louis Borloo. Hors de question ! Ni les automobilistes ni les contribuables n’ont à servir de vache à lait aux actionnaires des sociétés d’autoroutes. Cela suffit ! Il n’y pas pas besoin d’autoroutes en plus alors que le réchauffement climatique glisse vers un niveau incontrôlable ! Et encore moins pour engraisser Vinci. A Notre Dame des Landes ou dans les autoroutes, Vinci dehors !

Martine Billard, co-présidente du Parti de Gauche

Givet : la sécurité des collégiens/lycéens sera-t-elle un jour une priorité ?


Comparée à bon nombre d’autres établissements d’enseignement en France, notamment à ceux qui se situent dans les banlieues des grandes villes, la cité scolaire Vauban de Givet est un véritable havre de paix ! Bien sûr, il lui arrive de temps en temps d’être le théâtre de bousculades, tout particulièrement lors des entrées massives d’élèves qui ont lieu après la pause déjeuner, et parfois même de petites bagarres voire d’explications musclées sur fond de différend amoureux. Mais cela ne va jamais très loin et il ne viendrait à personne l’idée saugrenue de demander l’installation d’un détecteur de métaux pour empêcher l’entrée dans l’enceinte scolaire d’objets dont l’utilisation pourrait se solder par un drame. La sécurité des élèves est donc assurée dans l’établissement, ce qui est une bonne chose dont il y a tout lieu de se réjouir.

Hélas, ce qui vaut pour l’intérieur ne vaut pas forcément pour les abords immédiats ! En effet, si l’on met de côté les petits transactions qui se sont faites plus discrètes ces derniers temps mais qui semblent seulement s’être déplacées dans des endroits moins visibles, il faut bien reconnaître que la sécurité des élèves n’y est plus assurée comme elle l’a été. Ainsi, les policiers municipaux que j’ai vus pendant des années à chaque sortie importante d’élèves pour réguler leur flux, pour les protéger des automobilistes parfois un peu trop pressés et pour leur rappeler l’importance de traverser sur les passages réservés aux piétons ne sont plus là depuis belle lurette. Autres temps, autres mœurs, ils ont été déplacés quelques centaines de mètres plus loin afin de pouvoir verbaliser tout automobiliste qui grillerait le feu rouge situé au croisement de la rue Bousy et de la rue Oger.

Une modification parfaitement en phase avec l’évolution de notre société dans laquelle l’argent est devenu le roi, mais dont tout le monde conviendra qu’elle s'est faite au détriment de la sécurité des collégiens et des lycéens qui fréquentent la cité scolaire et qui ne semble hélas plus être une priorité. Un triste constat que certains auront probablement du mal à croire ! Pourtant, ce n’est que la vérité comme le confirment les photos ci-dessous, prises aujourd’hui peu après midi, sur lesquelles vous pouvez voir qu'une fois encore les trottoirs qui longent l’établissement se sont transformés en une vraie patinoire faute d’avoir été déneigés. A croire qu’entre le prix de quelques sacs de sel et quelques glissades pouvant bien mal se terminer, un choix a été fait. Le PG/La Pointe espère qu’il n’a pas été fait sciemment pour des économies de bouts de chandelle, mais sincèrement cette hypothèse ne peut pas être écartée d'un simple revers de la main...

Laurent Bouvier       




mardi 15 janvier 2013

Le Mali, cet arbre qui cache la forêt !

Le Medef est entrain d’obtenir du gouvernement PS ce qu’il n’avait pu arracher à l’UMP

           

Upload-wikimedia-org-wikipedia-commons-d-da-laurenceparisot1Le Medef a obtenu tout ce qu’il voulait : les licenciements seront plus faciles, les délais de recours plus courts et la possibilité d’aller en justice plus difficile.
Les salariés n’obtiennent que des miettes et au lieu de durcir les conditions d’utilisation des CDD, la taxation introduite ne concerne même pas tous les CDD et pourra être contournée sans problème.
Et si la demande patronale de nouvelles exonérations est acceptée, ce sont 40 millions qui seront économisés par le patronat sur le dos de l’Unedic.
Cet accord c’est plus de précarité, moins de droits pour les travailleurs et plus de droits pour les patrons. C’est la flexibilité sans la sécurité. C’était donc ça l’accord "historique" décrit par François Hollande dans son discours sur la compétitivité?
Le Parti de Gauche appelle les travailleurs à se regrouper derrière les syndicats qui ont d’ores et déjà dénoncer cet accord pour empêcher que cette énorme régression sociale soit ratifiée au Parlement. Nous appelons les députés de gauche, qui sont majoritaires, à s’opposer à ce recul incroyable des droits des salariés. Le Parti de Gauche invite les assemblées citoyennes à constituer des délégations pour aller à leur rencontre afin de présenter les arguments de rejet du texte.
                                                 Martine Billard       

Mali : rompre avec la logique guerrière !


"Le Parti de gauche (PG) prend acte de la décision du Président de la République d’engager militairement des troupes françaises au Mali. Il rend hommage au lieutenant Damien Boiteux. L’argument utilisé par François Hollande pour justifier une telle intervention est la décision des groupes djihadistes de se mettre en mouvement vers le sud, en direction de la ville de Mopti créant ainsi une situation menaçante. Dès lors, il affirme avoir répondu à la demande d’aide du Président du Mali, ainsi qu’à l’inquiétude légitime des maliens face à la cruauté de ces groupes.

Le PG n’en juge pas moins inacceptable que la décision de faire la guerre soit prise en dépit des règles établies par la résolution 2085 des Nations unies, qui requière expressément que le Conseil de sécurité approuve par avance toute intervention militaire par une force panafricaine, et à fortiori par une force française. En outre, le PG déplore que cette décision ait été prise en dehors de toute consultation de la représentation nationale. Il n’accepte pas la décision du gouvernement consistant à ce que le débat prévu au parlement mercredi 16 janvier ne soit pas suivi d’un vote. Le PG exprime sa solidarité avec le groupe des élus du Front de gauche qui a demandé ce vote, refusé par Jean-Marc Ayrault.

Le Parti de gauche déclare, puisque les opérations sont engagées, qu’elles doivent avoir pour objectif strict d’empêcher la descente vers Bamako. En aucun cas, elles ne doivent servir de prétexte pour que la France n’entreprenne la reconquête du nord du Mali. Un tel choix comporterait de grands risques d’enlisement dans une guerre de type néocoloniale. Les expressions utilisées comme "guerre contre le terrorisme" (Laurent Fabius) ou "le temps qu’il faudra" pour qualifier la durée probable de l’intervention (Jean-Yves Le Drian) rappellent la guerre en Irak et en Afghanistan : des années de guerres coûteuses en hommes et en moyens financiers avec au final la démonstration de l’inefficacité flagrante de ce type d’intervention militaire contre un terrorisme qu’il ne contribue qu’à renforcer. La mise en avant du caractère islamiste de ce terrorisme remet au goût du jour la théorie du choc des civilisations utilisée par les Etats-Unis pour justifier ces guerres sans issue.

La reconquête de la souveraineté territoriale du pays doit aller de pair avec la reconquête par le peuple malien de sa souveraineté dans le cadre d’un processus national constituant. Le Parti de gauche dénonce à l’avance toute tentative de la France de vouloir régler seule la situation par une guerre néocoloniale aux confins d’une région riche en pétrole, en uranium et en autres minerais stratégiques, et au risque de nous aliéner les populations locales. La France doit respecter la souveraineté des pays du Sahel sur leurs ressources naturelles. Il ne doit pas y avoir d’illusion : une telle guerre serait sans fin. Le danger n’implique pas seulement les militaires français confrontés à un ennemi déterminé et bien armé du fait des conséquences de la désastreuse intervention en Lybie. Il implique aussi les otages aux mains des groupes islamistes, notamment AQMI, et enfin la population française dans son ensemble en Afrique et en Europe.

Le Parti de gauche met en garde contre la tentation d’appel à l’OTAN. L’Alliance atlantique est le bras armé des intérêts états-uniens et de leurs supplétifs. Elle n’a rien à faire, de près ou de loin, au Mali. Conformément à la résolution de l’ONU du 20 décembre 2012, la libération du nord du Mali doit rester de la responsabilité d’une armée malienne reconstituée. Il est vain de croire que cela est possible sans un retour immédiat aux normes démocratiques dans ce pays. Le Parti de Gauche rappelle la grave responsabilité que porte le président Sarkozy et les partis qui l’ont soutenu alors dans une des causes principales des évènements actuels au Mali, à savoir la dispersion de stocks d’armes considérables suite à l’intervention française en Libye qui a fait d’un Sahel en proie à tous les trafics, une véritable poudrière.

Le Parti de gauche dénonce l’hypocrisie de nos alliances et de nos choix géostratégiques. Nous pensons en particulier à celle concernant le Qatar dont on sait qu’il contribue à armer et former certains mouvements djihadistes comme le Mujao ou Ançar Dine et dont on connaît la présence à Gao à travers le Croissant rouge qatari. Le Parti de gauche exige une clarification par le gouvernement français des objectifs géostratégiques à l’œuvre derrière cette intervention et l’arrêt de l’intervention militaire française de reconquête du nord du Mali une fois la ligne verte stabilisée.

Il rappelle que malgré les déclarations des autorités françaises, il est faux de dire que la Résolution 2085 est respectée à cet instant. Au contraire, il s’agit bien d’une opération strictement française. Le PG rappelle que la France doit faire respecter l’ONU et non lui tordre le bras. La France doit se borner à aider à la mise en œuvre de la MISMA (Mission sous autorité africaine) tel que le lui a rappelé le Conseil de Sécurité le 14 janvier 2013 qui n’a pas changé le contour de la Mission. Le Parti de Gauche rappelle également que la résolution 2085 de l’ONU privilégie à juste titre le processus politique pour rétablir l’ordre constitutionnel au Mali, c’est-à-dire le remplacement démocratique des autorités issues du putsch du 22 mars 2012 et la négociation avec les touaregs."
(position adoptée par le Parti de Gauche, 15 janvier 2013)